mercredi 8 mars 2017

Essai rétro Citroën Type H

Pour mon premier essai rétro de 2017, j'ai choisi ce food-truck Citroën HY de 1973. Il appartient à une boite d'événementiel, qui s'occupe notamment des VIP pour Citroën, en WRC. Je me souviens de la toute première fois que j'ai mangé dans un food truck : c'était lors d'une opération Dacia, en 2013. Depuis, le food-truck s'est imposé comme la référence en matière de catering. A fortiori pour une opération itinérante comme un rallye... Mais une boite d'événementiel a besoin de marquer le coup. Or, un food-truck, ça n'a plus rien d'original en soit. D'où le choix du Type H. Là, c'est sûr que les VIP s'en souviendront ! Cela dit, j'ai déjà vu un food-truck Type H, en Irlande...
J'adore le Type H car il a vraiment un look unique. Un avant presque inquiétant, avec cette calandre verticale et une partie arrière qui ressemble à de la tôle ondulée. Sans oublier le gris souris, son bleu de travail.

Au volant, il est comme je l'imaginais : spartiate et poussif. Les frères Michelin ne faisaient pas dans la fantaisie : deux places, du volume et un moteur juste assez suffisant pour emmener le tout, point. Avec 70km/h en vitesse de croisière, sans radio, ni chauffage, ils devaient être longs, les Paris-Marseille ! C'est sûr qu'ensuite lorsque les propriétaires découvrirent le C25, voir le C35, c'était Byzance ! Mais en même temps, avant, il n'y avait rien. Dans les années 30, seuls les secteurs du luxe et de la grande distribution pouvaient s'offrir des fourgonnettes. Il suffit de regarder les catalogues d'époque. Dans les années 50, les artisans pouvaient enfin ranger leur charrette ou leur triporteur ! Ils étaient donc bien content de le trouver, le Type H...
Pour finir, un mot sur le rachat d'Opel-Vauxhall par PSA. C'est le genre d'opération imprévisible. Il y a 5 ans, PSA nous expliquait que le duo Peugeot-Citroën lui suffisait. 30 ans après, il ne s'était toujours pas remis du naufrage de Talbot... Et aujourd'hui, ils sont cinq sous un toit : Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall. Dans le même temps, GM a fondu. En 2000, il possédait une vingtaine de marques (en comptant les participations dans Suzuki, Subaru et Fiat Auto.) Désormais, il se limite à Chevrolet, Buick, Cadillac, GMC et Holden, point final.
Opel-Vauxhall, cela apporte des marchés en Europe du Nord et un best-seller du segment D, l'Insignia. Pour autant, je trouve qu'en terme de cible et de périmètre géographique, elle n'amène pas grand chose à PSA.
GM a sans doute ressorti son dossier de 2009, lorsqu'il avait failli vendre Opel à un consortium emmené par Magna. Son champion, c'était Chevrolet. Cela semble plus logique d'avoir une marque généraliste mondiale, que d'avoir des marques locales. Sauf que Chevrolet s'est développé lentement. Que va-t-il faire demain ? Réintroduire Chevrolet en Europe ? Tenter d'occuper le continent juste avec Cadillac ? Et hors d'Europe ? En Amérique Latine, Opel va-t-il garder son implantation ? Va-t-il reprendre les Chevrolet maquillées du Brésil ? En Asie-Pacifique, que vont devenir Holden et Buick, qui font de l'Opel rebadgée ? Beaucoup de questions sans réponse.

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