dimanche 5 mai 2013

Cash cars et la D Super

Cette Citroën D Super 5 a bien vécu. Sortie de chaine en 1972, elle roulera jusqu'en 1990 (cf. la vignette et le certificat d'assurance.) Ensuite, elle passera 20 ans dans une grange. Une famille du 77 la rachètera pour monter les pièces saines sur une ID 20.
Pour le coup, cette DS est "beyond repair" comme disent les Anglais. Elle est si rouillée que j'ai l'impression qu'on peut attraper le tétanos en la regardant trop fixement!
Cette D Super va avoir un dernier rôle dans l'émission Cash cars. Ils m'ont invité au tournage, histoire que je parle d'eux.

Ce genre d'émissions met l'accent sur la "réalité". Pas d'acteurs, pas d'animateurs, juste des négociants en pièces détachées, des mécaniciens et des particuliers qui ont besoin de pièces.
C'est justement le cœur des polémiques. Comme l'a montré l'affaire de Confessions intimes avec Remy Gaillard. Toutes ces émissions ne sont pas des documentaires. Il y a toujours une volonté de faire du "story telling". On ne nous montre pas ce qui est dit et fait hors caméra. A la limite, si la voix off disait "pour compliquer l'affaire, on a décidé de faire ceci", les spectateurs comprendraient. Au lieu de ça, ils disent rien. Les spectateurs pensent regarder un reality-show et ils tombent des nues le jour où ils découvrent que c'est trafiqué...
Pour en revenir à Cash cars, je suis sur que ça a donné envie à des Anglais de se lancer dans le désossage d'épaves. La moral de l'émission étant que la moindre épave peut vous rapporter des centaines de livres si vous en prélevez les belles pièces. Sauf que ça demande un local, du matériel, qu'il faut payer les salaires, les charges, etc. Autant de frais qui n'apparaissent pas dans l'émission.

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