vendredi 28 juin 2013

Conti Safety Days

Hasard ou coïncidence, deux jours après Pirelli, j'étais invité par Continental. Le fabricant allemand avait prévu une journée complète avec des essais de divers véhicules, dans diverses situations.

C'était l'occasion de prendre le volant de voitures que je ne connaissais pas. Le Hyundai ix35, je ne le connaissais qu'en fuel cell. Sur un parcours "tout chemin" avec des pneus "normaux", il est assez bluffant. Je me rappelle encore d'une démonstration de Koleos qui avait tourné au flop. A l'époque, on m'avait hué. Des gens qui n'avait vu le Koleos qu'en photos me traitaient de menteur. N'empêche, la réalité, c'est que l'ix35 est beaucoup à l'aise. Alors que Renault nous vend son SUV Coréen comme un "vrai 4x4".
En avril, Isuzu m'avait invité à une démo en Maroc. Malheureusement, mon passeport est périmé. Donc pas de vac... Euh... D'essai au Maroc. Je me suis vengé avec ce D-Max tout droit sorti du rallye des Gazelles. Avec ses pneus spéciaux, il grimpe aux arbres!
L'air de rien, c'était déjà ma 3e expérience en TT. Je commence à arriver à "poser une roue". Et du coup, le moniteur m'a intronisé "gars qui a un p'tit peu d'expérience".

Ce que j'aimerais bien faire, un jour, ça serait du passage de dune et puis un sprint type baja...
Ensuite, c'était tour en électrique, dans des Volvo. Le moniteur me "vend" l'aspect futuriste de la C30 Electric et son avenir commercial. Sauf que la dernière C30 est sortie de chaine au début du mois...

Concevoir des pneus de voitures électriques, c'est peut-être la tâche la plus difficile. D'une part, pour améliorer l'aérodynamisme, il faut faire des roulettes assez fines et ayant peu de grip. D'autre part, comme le moteur ne fait aucun bruit, tout s'entend, à commencer par les bruits parasites.
L'enveloppe de Continental est assez silencieuse. Par contre, côté adhérence et confort, on en reste au niveau du Cinturato P1. Autrement dit, ils l'auraient taillé dans une souche d'arbre, on n'aurait pas vu la différence...
Le plat principal, c'est la Caterham. C'était exactement comme je l'imaginais: un genre de FR2.0 avec 2 baquets et un moteur (Ford) à l'avant. Quel bruit! Avantage, ça pousse. Le plus incroyable avec ce genre de bagnole, c'est que même en 3 ou 4, ça continue de pousser!
En 6, la vague portières en plexi vient fouetter le casque. J'étais content d'avoir pris mon intégral...

Le projet avec Alpine semble atteindre une phase de trouble. A mon avis, Tony Fernandes n'a pas envie d'être le supplétif de Renault. Chacun veut tirer la couverture.
En F1, le renouvellement du contrat est loin d'être acquis. Même s'il l'est d'avec qu'entre Renault et Lotus.
Je n'ai fait que quelques mètres en Clio RS. Donc pas assez pour parler de véritable essai. J'ai trouvé la finition pas trop mal (alors qu'on me disait que c'est le talon d'Achille de la Clio 4.)

Les tests sur aire plane, c'est toujours rigolo... Du moins, lorsque c'est pas soi-même au volant! Parce que là, quand vous arrivez en luge et que vous vous payez tout les cônes, c'est la maxi-honte. Le pire, c'est qu'on peut rien faire. Pendant 5 secondes, vous avez beau tourner et freiner, la voiture avance.
On a fini par un cours sur la pression des pneus. C'était pas hyper-excitant, mais c'était instructif.
Avec mise en pratique en BMW série 1.

Faut noter qu'il n'y avait que des blogs, ce jour-là. J'ai l'impression que les "journées blogueurs" se multiplient. C'est le signe que l'hégémonie du papier est mise à mal. Continental préfère avoir un post sur un blog -même s'il n'est pas spécialisé- que 3 lignes dans un magazine -même d'envergure nationale-. Les blogueurs, ce n'est plus que des kikoo lol mdr qui parlent de trucs "tendances". Certains sont capable de traiter des sujets plus sérieux, comme des pneus. C'est une forme de reconnaissance.

mercredi 26 juin 2013

F1: my two cents

M. Ecclestone, vous cherchez des moyens de rendre la F1 plus attrayante? Ne cherchez pas, j'ai la solution! Ou plutôt LES solutionS.

1. Supprimez les ravitaillements
En théorie, les arrêts aux stands apportent de "l'intelligence" dans la course. Il faut gérer le matériel et ravitailler au bon moment. En pratique, c'est des calculs d'apothicaires: "Ne t'inquiètes pas pour le pilote devant: il est en fin de run. Ne cherche pas à le dépasser." Depuis plusieurs années, la FIA tergiverse: suppression du changement de pneus, puis réautorisation, suppression du ravitaillement en carburants... En pratique, il faut tout supprimer!
2. Raccourcissez les courses
Actuellement, elles durent environ 1h30. C'est trop long, surtout vers la mi-course. Il faut réduire à 1h. Un Grand Prix doit être un sprint, comme en F3.
3. Moins de points
Jusqu'au début des années 2000, seuls les 6 premiers avaient des points. Puis on est passé aux 8 premiers, puis aux 10 premiers. A l'époque, c'était pour éviter qu'un pilote ne s'échappe au championnat (en particulier un, dont le nom commence par "Schu" et se termine par "macher".) Mais aujourd'hui, les top teams savent qu'à moins d'une panne, ils auront 2 voitures dans les points. Toujours dans un esprit "banzai": pour gagner un championnat, il ne faudra plus être régulier; il faudra être rapide. Pas de podium, pas de gros points. Donc, au feu vert, c'est démarrage avec le couteau entre les dents!
4. Lâchez la bride aux designers!
Depuis la première course, les voitures n'ont eu de cesse d'évoluer. La période 58-78 fut incroyable: moteur central, ailerons, pneus slicks, radiateurs latéraux, turbo, effet de sol... Et ces dernières années? Mettez une F1 de 2013 à côté d'une F1 de 2003: la différence stylistique ne sautera pas aux yeux. Pire prenez n'importe quelle F1, décapez la peinture et demandez à des fans de deviner de quel châssis il s'agit... Pas facile, hein? La faute à des règlementations toujours plus contraignantes: empattement, largeur de ponton, largeur de l'habitacle, etc. La marge du designer est quasiment nulle. Laissons leur davantage de latitude, laissons-les inventer de nouvelles dispositions.
5. Lâchez la bride aux motoristes!
Même chose que pour les châssis. La F1 a été une histoire de moteurs: les V12 Ferrari, le V8 Ford, le V6 turbo Renault, le V10 Renault... Aujourd'hui, c'est V8 ou rien. Demain, ce sera V6 turbo ou rien. Pour Renault et Honda, c'est cohérent avec leurs voitures de série. Mercedes, ça passe à la limite. Mais Ferrari? Le constructeur a bâti sa réputation sur les grosses cylindrées, puis sur des moteurs de mob'! Si demain, un autre constructeur songe à venir, il devra faire un V6 turbo. Or, ce qui a fait le sel des motoristes, c'était d'apporter et d'imposer une nouvelle architecture. Quitte à ce qu'elle soit ensuite copiée par la concurrence. Puis quelques années après, un autre débarque avec un nouveau concept et voilà!
6. Laissez venir les motoristes privés!
Si la FIA a été si clémente avec Mercedes, dans le "testgate", c'est parce qu'elle a besoin de la firme à l'étoile. Aujourd'hui, chaque motoriste a 3 ou 4 écuries. Il n'y a plus de logique de partenariat. McLaren et Mercedes ont divorcé il y a des années, mais ils sont forcés de continuer ensemble jusqu'en 2014! Dans les années 80-90, il y avait des motoristes privés: Motori Modeni, Hart, Judd, Illmor, Mugen... La FIA les a chassé au profit des grands constructeurs. Mais une fois ces derniers partis, voilà où on en est. Tout départ supplémentaire serait catastrophique. Un retour des motoristes privés permettra aux constructeurs de se concentrer sur "leur" équipe.
7. Légalisez les essais
Le "budget cap" est une hypocrisie. On a limité les essais, total, les voitures font des "essais aéro" sur des aérodromes abandonnés. Il faudrait mettre des séances collectives en cours de saison, comme en Indycar. Au moins, les voitures rouleront dans un environnement sécurisé. Ca serait aussi un bon moyen de donner du kilométrage à de vrais espoirs.
8.Déboutonnez le premier bouton du polo!
Les communications de F1 sont chiantes. C'est l'alliance de Bernie Ecclestone (qui veut contrôler tout ce qui touche à la F1) et de la frilosité des constructeurs. Chaque conférence ressemble à un casting de Robocop: "The team did a great job and we will make progress toward the end of the season. We're all looking forward for the next race." Et c'est la même chose qu'ils gagnent ou qu'ils perdent! Il y a quelques années, McLaren avait expédié la transcription du discours d'Hamilton AVANT la présentation de la voiture et tout y était déjà, y compris les blagues qu'il allait faire! Bonjour la spontanéité... On est dans un monde où l'on devient un rebel rebel parce qu'on mange un eskimo en pleine séance d'essai! Les plus vieux vont pleurnicher devant Rush: "Ah, c'était le bon temps..." Et les plus jeunes? La FIA se plaint que l'audience des 15-25 ans est en chute libre. L'excuse, c'est que l'auto n'intéresse plus. Il y a de ça. Il y a aussi qu'on est à l'air du web 2.0, de la parole libre, du commentaire à tout va, du "y'a plus de off"... Mais en F1, on en reste à la com' corsetée. On comprend que les djeuns n'accrochent pas...
9. Oubliez les Etats-Unis!
Depuis le tout premier championnat, la F1 tente désespérément de séduire les Etats-Unis. Il y a eu les 500 miles d'Indianapolis comptant pour le championnat, des tentatives à Sebring, à Riverside, à Watkins Glen, dans les rues de Long Beach, sur un parking de Las Vegas, dans les friches de Detroit, dans les rues de Phoenix, sur le "routier" d'Indianapolis et aujourd'hui, à Austin. A chaque fois, c'est un flop: tribunes vides, circuit sans intérêt, exigences financières délirantes de la FIA... Le gros problème, c'est bien sûr l'absence de présence US en F1. Mais Mr E s'accroche bêtement, quitte à faire les yeux doux à Danica Patrick. Allez, Bernie, arrête de te faire du mal!
10. Ouvrez les circuits aux spectateurs!
J'ai été hyper-déçu, lorsque j'ai assisté au Grand Prix de Belgique. Même avec une place à 150€, on n'a même pas accès au paddock des Carrera Cup! A Spa, le paddock F1 est gardé par une double-épaisseur de vigiles. Même le GP2 ne peut pasy accéder. Quel contraste par rapport aux 24 heures du Mans ou à la WSR! En Europe, ça passe car il y a suffisamment de fondus (pour l'instant) assez maso pour passer 2h à 500m des voitures. Mais en Asie ou au Moyen-Orient, on comprend pourquoi les tribunes sont vides... Donc, il faut rouvrir les paddocks, organiser des séances de dédicaces (comme en Indycar.) Là encore, c'est pour raccrocher les djeuns.
Mais parmi mes 10 idées, c'est probablement la plus utopique!

Alain Prost vs Jean Alesi

La semaine dernière, j'ai eu la chance de rencontrer deux monuments du sport auto français (voir deux monuments du sport auto "tout court"), qui plus est à 24h d'intervalle: Jean Alesi et Alain Prost.
Deux personnalités qui se sont pas mal de fois croisés et qui sont pourtant très différentes.

D'un côté, Alain Prost. Un palmarès impeccable: 4 titres de champion, 5 fois vice-champion, 51 victoires, 100 podiums... Bien sur, en tant que patron de Prost Grand Prix, il a été moins heureux.
Mais c'est surtout quelqu'un qui a fait preuve de discrétion et de pragmatisme. Les coups durs (comme la faillite de Prost GP), il les digère dans son coin. Sa parole est consensuelle, comme ce jour-là, lorsqu'il parle à Renault TV: "Le Grand Prix de Monaco, c'est toujours spécial. Comme le Grand Prix National... Mais j'aime bien aussi le cadre unique du Grand Prix du Canada..."
Et puis, il y a Jean Alesi... Sur le papier, le palmarès est plus faible: 1 seule victoire en F1, 4e en 1994, un rôle assez lointain dans l'ex-future écurie Direxiv, des résultats "moyen bien" en DTM... Oui, mais je pense qu'à l'applaudimètre, Alesi est devant. Prost et Alesi, c'est Tintin et le capitaine Haddock, Mickey et Donald, Spirou et Fantasio, Michel Vaillant et Steve Warson... Celui qu'on adore, ce n'est pas le calme qui réussit tout! On préfère celui qui pète les plombs régulièrement! Ca permet de s'identifier davantage à lui.
Si vous regardez les annuels de F1 des années 90, dans les photos marquantes, il y en a presque toujours une d'Alesi: engueulades dans un stand, larmes après un abandon, larmes de joie sur un podium, etc. C'est un bon "client" pour les photographes. Les Guignols de l'info en ont tiré parti, avec le fameux "à fond, à fond, à fond!"
Dans ses choix de carrière, Alesi a presque toujours privilégié la passion. Alors que Prost choisissait avant tout la meilleure voiture.

Ah, sacré Jeannot, tu nous auras fait tant rire, pleurer (pleurer de rire aussi)... Alors que Prost, à force de tout gagner, ce n'était même plus drôle!

mardi 25 juin 2013

Renault Energy F1

Le lendemain des Pirelli P Zero Experience, j'étais au salon du Bourget, pour assister à la présentation du moteur Energy F1 de Renault Sport.

La journée commence bien, avec la jolie hôtesse qui m'accompagne du parking au chalet de Renault Sport. Ensuite, dans la plus pure tradition de la F1, c'était un show millimétré. Par rapport à Pirelli, le contraste en était encore plus flagrant.
J'étais tout de suite pensé à cette histoire de "prison de Microsoft" de Jalopnik.

Le moteur (dont je n'ai pas eu le droit de prendre des photos) s'appelle "Energy", en hommage à la gamme de blocs. Or, la première Renault équipée d'un moteur Energy, c'était la R19. J'ai songé à insérer une photo de R19 Chamade dans mon article, mais les RP de RS n'ont pas l'air d'avoir beaucoup d'humour...
Arrêtons de se plaindre, après tout, c'était l'occasion de rencontrer plein "d'huiles" de la F1: Christian Horner (patron de Red Bull Racing et créateur d'Arden), Alain Prost, Jean-Michel Jalinier (excellent pédagogue)... Et puis la dream team de la F1 époque TF1: Jean-Louis Moncet, Thomas Sénécal et Christophe Malbranque... Je me suis toujours moqué de lui et on me répondait: "Si tu dois commenter un Grand Prix en 2h de direct, forcément, il y aura des temps-morts où tu vas dire un peu n'importe quoi, meubler tout azimut et manquer d'entrain..." Sauf que même sur un discours de 5 minutes avec prompteur, il arrive à dégager cette fameuse énergie qui a fait sa réputation... Lui, c'est clair qu'il teste négatif à l'EPO! Au Chamallow, par contre...
Plus sérieusement, l'un des trucs qui m'a choqué, c'est l'absence d'affichage des partenaires. C'était pareil à la présentation de l'Alpine LM P2.
Le discours officiel, c'est que Renault Sport a des fournisseurs issus de l'aéronautique (d'où un alibi pour sa présence au Bourget.) Mais aucun nom de ces fameux fournisseurs. Alors qu'au Midest, vous les voyez, ces PME toutes fières d'afficher leur nom sur les ponton des F1... Et voilà comment Renault Sport les remercie...
A un moment, ils ont diffusé une vidéo de Carlos Ghosn. Je le dis avec le plus grand sérieux, en terme de communication, ils n'auraient pas pu faire pire!
1) Il parle dans un décor totalement impersonnel; un vaste hall. Ca pourrait être son bureau ou la salle d'accueil d'un hôtel. Ca pourrait être à Paris, à New York ou à Tokyo. Il n'y a rien qui renvoi à la F1, aux voitures ou à Renault dans le champ.
2) Ghosn a des micro-expressions. Lorsqu'on pause l'image, on a l'impression qu'il a des moues dédaigneuses. En vitesse normal, on ne le voit pas. Mais le cerveau les enregistre et ça a un effet destructeur. Sarkozy a le même tic.
3) Aux Etats-Unis, on lui aurait collé une casquette et un teddy Renault Sport, il ferait son discours à côté d'une F1 turbo et on lui aurait appris à sourire. Ca ne serait pas plus spontané, mais au moins, ça aurait mieux débuté. Là, avant même qu'il n'ait prononcé le premier mot, il avait l'air antipathique.
Ensuite, l'interview est déplorable. Il parle de retour sur investissement, de conquête de marchés émergents... Par contre, aucun mot sur la sportivité, le dynamisme, les podiums ou la passion. C'est un discours d'annonce de résultats trimestriels. Sauf que là, il était devant des journalistes sportifs. De plus, il n'y a aucune interaction, aucune complicité avec l'intervieweur (Malbranque.) Chacun récite son texte.
Le message est désastreux. Sachant que Ghosn est régulièrement pointé du doigt comme l'archétype du patron "mondialisé", meilleur salaire du CAC 40. Là, ce que j'en ai retenu, c'est que Ghosn n'a rien à fiche du moteur Energy F1. Il serait patron de Bank of America ou de Philip Morris, en France ou à l'étranger, ça ne changerait rien pour lui. Le seul truc qui l'intéresse, c'est la marge réalisé par son entreprise en fin d'exercice. Et dans un contexte de down-sizing de Renault, c'est mauvais signe. Clairement, de lui-même, il ne va pas se battre pour sauver un site, voir la marque toute entière...

lundi 24 juin 2013

Pirelli P Zero Experience à Magny-Cours

Un très agréable moment, ces Pirelli P Zero Experience. C'est sur que par définition, piloter une Lamborghini, à Magny-Cours, en présence de Jean Alesi...

Mais c'était surtout une ambiance sympa, intimiste. Le mercredi soir, on n'était que 5 au diner (1 journaliste de Turbo, 2 personnes de Pirelli, Alesi et moi!) Et puis, il y a l'accueil à l'italienne: on se connait pas, mais je vais te faire plein de confidences en "off"! Et le pire, c'est que pendant 24h, on a à peine parlé de pneus! Ca change tellement de ses présentations avec 30, 40 journalistes, programme millimétré et discours corporate...
Donc, pour la première fois de ma vie, j'ai conduit une Lamborghini. Une Gallardo Spyder LP 570 Performante, pour être plus précis. En théorie, c'est peu ou prou une Audi R8 recarrossée. En pratique, autant la R8 fait "voiture de sport "normale"", autant la Lambo, c'est Star Trek! Dés que vous vous asseyez dedans, vous comprenez que vous êtes dans un autre monde. Sur circuit, c'est diabolique! J'étais encore traumatisé par mon tête-à-queue dans le 180, en BMW 120i. Vu que la voiture est plus lourde et plus puissante, j'osais pas réaccélérer trop tôt et pourtant... J'aurais bien aimé rester un peu plus longtemps, histoire d'aller un peu plus chercher les limites, mais bon, j'ai eu 2 essais (au lieu d'1 normalement) + 1 baptême avec Alesi, alors je ne vais pas me plaindre!
L'autre grande chance, c'est d'avoir pu vraiment passer du temps avec Alesi. J'étais très intimidé. C'est pas "juste" un ancien pilote de F1, c'est aussi un personnage public, un peu "people". Quand on a débarqué à l'hôtel, il y avait un gamin avec son père au comptoir et le gamin s'est figé avec la bouche grande ouverte! Et le plus impressionnant, c'est qu'il vous met tout de suite en confiance. C'est le genre de personne qui vous met de l'animation. A mon avis, avec ses potes, il doit pas être le dernier pour la déconne... Et lorsque spontanément, il commence à parler de la Tyrrell ou de la F40 LM...
J'ai ramené le numéro de Sport Auto qui parlait de sa victoire au Canada. Je me souviens bien du Grand Prix. Je me souviens aussi de mon état d'esprit... A l'époque, j'étais en première F1 (ça ne s'invente pas.) Quand je regardais la F1, j'avais l'impression que c'était un autre monde. Un monde de gens riches et célèbres et surtout, un monde totalement inaccessible pour les gens comme moi! J'ai trainé mon père à Montlhery et à Magny-Cours et j'avais l'impression qu'il y avait comme une barrière invisible devant moi. Au Mondial 1996, mon père a pipoté le vigile de Porsche et j'ai pu m'assoir dans une 911 Turbo. Je pensais que ça serait ma seule expérience d'une GT. Et aujourd'hui, ça me fait bizarre de me retrouver parfois de l'autre côté de la barrière, alors que je ne suis ni riche, ni célèbre. En tout cas, j'aime mon boulot!

jeudi 20 juin 2013

Saab 900 cabriolet

Dans le temps, c'était LA voiture des yuppies, ces bobos US des années 80. Woody Allen en a une dans Scènes de ménage dans un centre commercial (où il est juste acteur.)

Les dernières news de Saab ne sont guère encourageantes. Viktor Muller est mis en examen pour fraude fiscal. Le projet "Phoenix" avec Youngman semble au point mort.
BAIC a monté "Senova" pour vendre ses ex-9-3 et 9-5 replâtrées. Mais je ne crois pas trop à un destin à la Roewe, car BAIC a toujours manqué de volonté.
Quant au projet de reprise, il ne donne pas non plus de signe de vie.

mercredi 12 juin 2013

Soirée Lexus

Joest, le roi de la nuit! Mercredi dernier, c'était "soirée Lexus", avec la présentation de l'IS 300h. L'article a été l'occasion de découvrir qu'au Blog Auto, on a aussi des fans boys "Godwin" de Lexus!

La notoriété de Lexus est assez faible en Europe. La marque se montre plutôt discrète. Moi, "Lexus", ça me fait penser à James May en LS400, sur fond de Gloria (clin d'œil aux Monty Python.) Ou à la LS400 de Street Fighter II. Et pourtant, j'étais à la présentation européenne de la LFA! Mais sérieusement, qui a entendu parler de la LFA? Du moins, à part les 3 types qui suivent les exploits du Gazoo Racing?
Le premium, c'est une question de notoriété. Pour caricaturer, Mercedes est en position ultra-favorable: ils peuvent poser une étoile sur (presque) n'importe quoi et ça se vend. A contrario, Lexus n'a qu'une image de "Toyota de luxe". Mais veulent-ils vraiment développer un univers propre?

Sur l'IS300h, je ne peux pas me faire une idée. C'est déjà compliqué de juger une voiture en statique. Alors lorsqu'en plus, vous avez en permanence 40 personnes autour...
Au début de la soirée, les voitures étaient derrière un rideau. J'ai réussi à prendre quelques photos par un entrebâillement du rideau. Rétrospectivement, ça ne servait à rien: 10 minutes plus tard, les rideaux se levèrent. Mais voilà, moi, je les ai vu alors qu'elles étaient cachées. Ambiance spyshot!

samedi 8 juin 2013

Ford Mustang

Une Ford Mustang de la 4ème génération. Une voiture injustement oubliée. Après les errements des années 70-80, c'est elle qui remettra Ford sur les rails des muscle-cars. C'est elle aussi qui réintroduira les clins d'œils aux années 60 (comme les prises d'air latérales.)

Justement, récemment, j'ai vu la bande-annonce de The Getaway où on voit une 'Stang.
Courtney Solomon est un des ces tâcherons peu scrupuleux. Il produit et réalise des films à un rythme industriel. Pour son dernier bébé, il copie les recettes de Luc Besson: un héros vieillissant avec un passé lourd, flanqué d'une adolescente tête-à-claques, une musique qui alterne les violons (pour les séquences émotions) et la techno hardcore (pour les séquences actions), un scénario qui tiens sur un post-it et des caméras tenues par des parkinsoniens pour les scènes d'action. Le pitsch? Un méchant kidnappe la femme d'un ex-pilote de Nascar. Pour la retrouver, il doit suivre les ordres du méchant, qui le surveille via une caméra. Heureusement, il est aidée par une braqueuse, très à l'aise avec les ordinateurs.
Là où ça devient comique, c'est lorsqu'on regarde le casting. Ethan Hawke est l'acteur principal. Beau gosse d'Hollywood des années 90, il s'est retrouvé au chômage lorsqu'ils ont trouvé un nouveau beau gosse. Hawke semble décidé à cabotiner comme un malade en attendant son chèque. L'ado fugueuse? Selena Gomez! Comme toutes les égéries de Diney, elle tente désespérément d'exister au-delà de la majorité. Problème: elle n'est pas du tout crédible. Entre son maquillage impeccable et ses moues de midinettes, elle ne fait pas vraiment ado à la dérive... Enfin, le méchant, c'est John Voight. Comme Dennis Hopper avant lui, il accepte de jouer le "chef des méchants", car c'est le seul genre de rôle qu'on propose aux gens de son âge.
Solomon veut faire vite et pas cher. Et il ne s'en cache pas! Ainsi, il tourne à Sofia, en Bulgarie. D'abord, c'est bien connu, il y a plein d'Américains là-bas, dont des ex-pilotes de Nascar et des fugueuses! Les images pour appeler le passage du pilote en Nascar? Il demande à une école de pilotage de faire rouler ses Late-models en formation! Elles ont toutes la même couleur? Pas grave! Pour la voiture, une Shelby Super Snake couterait trop cher. Pas grave! Une Mustang "normale", quelques autocollants et c'est marre!
A l'arrivée, vous obtenez le genre de films qu'on retrouve en avion ou dans les bacs à DVD, à l'approche des fêtes. Sauf que Warner Bros le distribue aussi en salle! Ou comment flinguer 10€...

jeudi 6 juin 2013

Mini-essai: Fiat 500L Hertz

Un "mini-essai" qui aura duré 4 jours! Le Blog Auto a trouvé que mon essai n'était pas pertinent (on a déjà essayé la 500L.) Donc, ça fera un post sur mon blog perso!

Il y a un peu plus d'un an, j'avais été invité à la présentation (statique) de la 500L, chez Fiat, à Turin. Pour moi, c'est un concept génial: la Fiat 500, en plus grand! De quoi satisfaire ceux qui trouvent que la 500 est trop petite (notamment les Américains) et les propriétaires de 500 qui ont eu des enfants. C'est aussi la première tentative de récupération de la 500. Alors que MINI n'a pas attendu aussi longtemps...
Depuis cette présentation, je mourrais d'envie de voir ce qu'elle vaut en pratique. Car en plus, elle est produite en Serbie, dans l'ex-usine Zastava (et comme je suis fan d'aventures industrielles...)

Ligne
Fiat ne s'en cache pas. La 500L, c'est un projet de crossover (un clone de Countryman?) qui a été "500isé" sur le tard. Donc ils sont parti d'une autre plateforme et elles n'ont aucune pièces de carrosseries en commun.
Le résultat est tout de même très sympa avec la bonne bouille de la 500 et pas mal de rondeurs.

Intérieur
Commençons par le positif...

Il y a un effet psychologique. Les gens que j'ai fait monter à bord s'attendaient à une petite citadine (vu que c'est une 500.) Et ils sont donc surpris de découvrir un habitacle aussi vaste.

De plus, elle est très lumineuse avec son toit panoramique et ses vitres dans les montants du pare-brise.

Le négatif? On commence par où?

La finition est à hurler. Kragujevac en est visiblement resté aux temps des Yugo Florida et America! Les plastiques sont cheap, la sellerie semble en papier-crépon et il y a un jeu terrible dans le levier de vitesse!

En prime, Hertz a choisi la finition "Zola". Les vitres arrières sont à manivelle. La clim est manuelle (avec position "souffle de grand-père asthmatique" ou "tornade".) Enfin, le magnifique ordinateur de bord n'offre que de la musique (alors que lorsqu'on loue une voiture, on sait rarement où on va.)

Au volant
Là, c'est une bonne surprise. Le 1,3l MultiJet est volontaire, malgré seulement 95ch.
Conclusion
Si Fiat lui offrait une intérieur digne de nom, le 500L serait parfait! Car c'est un bon véhicule pour ceux qui veulent de l'espace, sans pour autant se tourner vers un déplaçoire.

Aux USA, où les gens sont peu regardant, il pourrait permettre à Fiat de décoller.

En Europe, c'est plus compliqué. A part le Fremont, ça fait des années qu'il n'y a rien de neuf en concessions. Le 500L doit ainsi remplacer la Punto, l'Idea, la Brava, la Sedici et le Qubo! Or, par définition, un véhicule de niche ne peut plaire qu'à une niche...

Sinon, comme d'hab' avec les loueurs, l'état des lieux a été bâclé. Cf le maxi-impact sur le pare-brise. Sans oublier la rayure (signalée) à l'arrière, qui s'enlève en frottant dessus...

mardi 4 juin 2013

Dacia Pro+ à Rungis

Mardi dernier, c'était présentation du nouveau concessionnaire Dacia de Rungis (94.) Le constructeur roumain entre dans une 2ème phase.
Officiellement, les premiers acheteurs de Dacia auraient pris un VO (donc pas de concurrence avec Renault.) A ma grande surprise, les chiffres confirment le discours de Renault. Maintenant, la grande question, c'est que font les premiers acheteurs de Logan et de Sandero? J'ai cherché des enquêtes de fidélité, en vain. S'ils voulaient juste un prix, ils partiront sans remords vers celui qui leur fera une meilleure offre (cf. Daewoo qui a récupéré les anciens clients de Lada et Yugo dans les années 90.) Si Dacia réussit à les garder, le pari est gagné et il peut devenir un poids-moyen à terme. Mais ce ne sera pas forcément une bonne nouvelle pour Renault...
En attendant, les Dokker, Lodgy et Dokker van soit bien rares sur nos routes... C'était marrant de voir des Dokker à toutes les sauces. C'était l'occasion de découvrir la marque. Ma seule expérience de Dacia, c'est l'essai de la Logan J-Cup!

Ca m'a fait drôle de revoir le Lodgy d'Olivier Panis. Il semblait moins pimpant qu'à Val Thorens. Et oui, les voitures aussi n'aiment pas prendre leur retraite!

lundi 3 juin 2013

WRC du dimanche

Une Lancia Delta. Pas une HF, mais une 1300. Dans les années 80, les constructeurs n'hésitaient pas à proposer des moteurs essence extrêmement petits pour un modèle. Aujourd'hui, seules les flottes achèteraient ça. Mais à l'époque, il y avait des particuliers qui étaient volontaires. Rien que pour le plaisir de se prendre pour Bruno Saby, Juha Kankkunen ou Miki Biaison. Mais en cote, le rêve devait vite se dissiper...
Une Subaru Forester série spéciale WRX STI. J'imagine que c'est une création de l'importateur britannique.

dimanche 2 juin 2013

Une Opel Manta

Vous vous souvenez du conducteur du jour "l'Amérique à taille européenne"? Et bien j'ai retrouvé cette Opel Manta, par hasard, 3 ans et demi plus tard, de l'autre côté du périphérique!

L'Opel Manta, ça me fait penser à la BD l'Ankou, de Spirou et Fantasio. Et par extension, aux voitures volées.
Justement, l'autre jour, j'ai regardé En quête d'action, qui parlait de cela. Cette émission devrait figurer dans Nanarland! Les producteurs ont voulu copier le style choc du TF1 des années 2000 (d'où Proppelerheads en générique.) Sauf qu'ils n'ont pas les mêmes moyens, ni la même ambition (parce qu'après tout, c'est une émission de 2ème partie de soirée, sur la TNT.) Donc, au lieu de la BAC et du GIGN, ils suivent des commissaires du Nord qui ont vu un peu trop d'épisodes de Walker Texas Ranger. Et au lieu d'acheter directement des reportages aux USA, ils insèrent des stock-shots tout pourris! Donc, dans un reportage, un Nordiste a acheté une Audi A6 Avant à un particulier. Or, la voiture est volée. Le suspens tombe à plat: le vendeur est en bas de chez lui et il avoue quasiment d'emblée. Voilà pour le reportage. N'empêche, j'ai du mal à prendre la défense de l'acheteur lésé. Le vendeur est la caricature du jeune des cités à casquette. Et il roule en A6 Avant? Au mieux, elle a 400 000km, le jeune conduit comme un porc et faute de moyens, il ne l'entretient jamais. Le minimum, avec un premium d'occasion, c'est de demander les factures ou le carnet d'entretien. Il ne faut pas se fier à l'état apparent. Car sinon, vous prenez le risque d'avoir des pièces qui rendent l'âme. Et chez les Allemands, la facture grimpe vite dans les tours... Et si l'acheteur avait demandé les factures, il aurait vu le pot-aux-roses...