samedi 29 mai 2010

Avec les grèvistes Sud-Coréens de Valeo

Cette grève devant le siège de Valeo, c'est une histoire polico-automobilistique intéressante.

Ces employés ont été les bénéficiaires de la mondialisation. Depuis des siècles, la Corée a été déchirée entre la Chine et le Japon. Après la guerre de Corée, les Etats-Unis mettent le paquet sur les Sud (les Soviétiques font de même avec le Nord.) Au début des années 80, on commence à les voir arriver: Daewoo, Hyundai, Goldstar (actuel LG), Samsung... Au début, c'était le rayon "premier prix". Puis ils se sont développés et c'est devenu un "dragon". Au nom du libre-échange, l'Europe leur a ouvert ses portes en grand (alors qu'en Corée du Sud, les importations sont réduites au strict minimum.)
Les employés avec qui j'ai posé ont ainsi échappé à un destin de paysan ou d'artisan, pour devenir cadre ou ingénieur.
Le problème, c'est qu'aujourd'hui, la Corée du Sud s'est "trop" développée: ses employés sont trop chers et trop protégés! Aujourd'hui, Hyundai produit d'abord en Inde, en Chine, aux Etats-Unis et la Corée du Sud n'arrive qu'en quatrième position! Quant à Valeo, il fait ses cliques et ses claques, pour partir en Chine!

C'est intéressant aussi, parce que c'est aussi révélateur du niveau de sous-traitance. Il y a 15 ans, leur usine étaient une sous-filiale de Hyundai. Les gens râlent lorsqu'une grande entreprise vire des gens. Sauf qu'aujourd'hui, ils sont Valeo. Qui connait Valeo? En France, c'est une marque inconnue du grand public (de même que Denso, Delphi ou Visteon sont méconnues.) En plus, ils se retrouvent apatride. Les Sud-Coréens considèrent qu'ils travaillent pour une entreprise étrangères et la France n'a carrément rien à fiche du sort de ces 200 ouvriers.

Personnellement, on m'a proposé 2 fois de travailler chez Valeo. Une fois, c'était à Angers, en 2001, chez Valeo Lumières. Sauf qu'ils ne voulaient pas d'un acheteur passionné de voitures, ils voulaient un robot sur lequel ils pouvaient mettre la pression. En 2003, c'était un cabinet de recrutement qui m'avait mis des cartes de visites de Valeo sous le nez. On se serait cru à l'armée. "Allez, vas-y, c'est très bon pour le mental. Moi, j'ai des gens qui demandent à y aller, parce qu'ils veulent s'endurcir!" Ma réponse, c'était grosso modo: "J'ai passé l'age de faire les bizut! Et moi, j'ai tendance à répondre..."
En tout cas, la manière dont Valeo fonctionne en Corée ne me surprend pas plus que ça.

Au moins, ça m'aura permis de découvrir la culture professionnelle Sud-Coréenne. C'est très particulier. En France, on aurait manifesté pour obtenir une reprise (au moins partielle) de l'activité, de meilleures primes de départ ou un repreneur. Eux, ils voulaient juste être entendu par le PDG de Valeo. Ils ont fait 20 0000km, 3 fois, pour voir ce PDG et on ne leur accorde même pas cela.
Ils n'ont pas chercher à faire un esclandre et ils n'osent même pas utiliser les toilettes du siège social de Valéo! Ils disaient que l'acte le plus violent que pouvaient faire un leader syndical est de se raser le crâne par solidarité avec les grévistes. Ils ont un respect de la hiérarchie et des ainés. C'est pour cela que le NPA et la CGT n'arrivent pas à les récupérer. Mais dans la culture Sud-Coréenne, le chef a des droits et des devoirs. Ses employés le suivent presque aveuglément. Mais lorsqu'il est pris la main dans le sac, c'est excuses publiques et prison ferme.

jeudi 27 mai 2010

Magny-Cours Superleague

Samedi dernier, c'était donc F3 Britannique et Superleague à Magny-Cours.

Je suis parti à 11H et hélas, j'ai écouté mon GPS... Au début, il prévoyait une arrivée à 13h30. Mais à cause des bouchons, il a lancé un recalcul, vers un endroit où il y avait d'autres bouchons. Total, j'ai pris l'A4 jusqu'à porte de Bercy, puis traversé Paris jusqu'à Porte d'Orléans (où il a tenté -en vain- de me faire prendre l'A6B) puis traversée d'Arcueil, un bout d'A6A, puis N7, puis enfin, retour sur l'A6. Grrr. Total, j'étais à 14h45 à Magny-Cours.

Ensuite, c'est la loi de Murphy. Un circuit où vous arrivez et on vous donne ensuite un pass "presse" et un chasuble "photographe", ça n'existe pas! Il y a toujours un "mais monsieur, faut que vous retourniez là pour prendre votre badge et ensuite, revenez nous voir..." ou "vous n'êtes pas sur la liste". A Magny-Cours, j'ai eu les deux!
Et donc, j'ai pu enfin accéder à la pit-lane à 16h...

A Dijon, je trouvais que ça manquait de monoplaces. Là, j'étais servi côté mono!

Mon coup de gueule du jour n'est pas contre la série en elle-même, mais contre un phénomène plus général: F2, GP2, FR3.5, Auto GP, Superleague... Il y a trop de série. Dans les années 90, c'était lisible: on fait ses armes en Formule Campus, puis en Formule Renault ou directement en Formule Ford, les meilleurs débarquent en F3, la F3000 accueille les champions nationaux de F3 et les 3 meilleurs de la F3000 vont en F1. Maintenant, on voit Jean-Eric Vergne aller de la FR 2.0 Européenne à la F3 Anglaise, Adrien Tambay aller de la Formule BMW Allemande à la F3 Euroseries, puis en Auto GP, etc. Il y a trop de "marches en-dessous de la F1". En plus, elles tournent chacun dans leur coin. Ce week-end, en Auto GP, il y a eu un carton et il y a quinze jour, c'était pour la F2. A chaque fois, on voit des incapables qui font des manœuvres dangereuses, comme s'ils étaient sur un PS3. Jusqu'ici, il n'y a pas eu de bobos, mais le jour où ça ne sera pas le cas, bravo au promoteur et sa crise d'égocentrisme exacerbé.... Et en fin de saison, imaginez Adrien Tambay: "Hello, monsieur le sponsor, j'ai gagné l'Auto GP devant un mercenaire de 30 ans et un pilote dont vous n'avez jamais entendu parler. Vous voulez me financer ma saison 2011?" Ce n'est pas près de s'éteindre, vu que de la même façon, la FR 2.0, la F3 Britannique, la F3 Euroseries et le GP3 se marchent dessus...

Le safety-car de Magny-Cours

Ah ça, c'est moins glamour que celui de Dijon...

vendredi 14 mai 2010

79. Audi R8 Spyder

Depuis mes quelques secondes à bord de la R8 Safety car, je suis devenu un fan. Si j'avais les moyens, je m'en offrirais une... Ou une 911... Ou une Gallardo... En tant cas, une GT qui ne soit ni une Ferrari, ni une Aston (parce que le look douchetard, ce n'est pas mon style.)

En tout cas, j'ai passé un très bon moment à Dijon. Faire 500 bornes pour voir des R8 LMS, des Gallardo et des Viper pilotées par des anciens de la F3, ça, d'accord.
Le seul truc qui me chagrine, c'est qu'il n'y a plus de monoplaces dans les Super series FFSA. Parce que la F3, la FR ou la FF, ce n'était pas que des "futurs Prost". C'était aussi des gens un peu moins argentés qui espéraient se faire "repérer" ou des gentlemen-drivers qui voulaient juste se faire plaisir.

Un mot sur les trolls de mon article sur les Race Queen. Au total, sur les Super Series FFSA de Dijon, j'ai écris 6 articles et chargé plus de 300 photos. Dedans, il y a 25 photos de race queen, toutes prises à des moments où elles posaient devant l'objectif. En prime, le ton est plutôt poli, respectueux et plutôt humoristique.
Total, j'ai eu un type qui prétend être spectateur et a fait une loooooongue leçon sur le droit des femmes (parce qu'il a envie de baiser, comme le personnage des sketchs d'Omar et Fred?) Et une personne qui dit qu'elle était "une race queen" et elle a fait une diatribe après avoir lu l'article en diagonales.
La 2e m'énerve particulièrement. Elle dit qu'elle est étudiante (apparemment, ce n'est pas en DEUG de Français, sinon, ses études risquent d'être longues...) et qu'elle fait ça pour payer ses études. Quand j'étais étudiant, j'ai vu des camarades de classe bosser au McDo, surveiller les cantines scolaires, faire les marchés, etc. Bref, que des jobs usant. Etre race queen, ça consiste à faire de grands sourires devant les objectifs, de 10h à 17h, pendant 2 jours et vous repartez avec un beau chèque. Tout ce qu'on vous demande, c'est d'être mignonne et bien fichue. Il n'y a même pas de texte à apprendre! En prime, comme il y a des barrières, elles zappent les relous. La seule contrainte, c'est d'avoir la même tenue, qu'il fasse 10° ou 30°. Alors s'il faut commencer à les plaindre...

A bord du safety car R8

A Dijon, j'ai eu un coup de foudre pour le safety car Audi R8. Et puis c'était un clin d'œil au forum Auto-Diva.

Alors que je prenais les photos, le pilote est sorti et il m'a proposé de monter à bord. Génial, non?

Le plus déconcertant, c'est que l'intérieur est typiquement Audi. Ayant travaillé pour la marque aux anneaux, j'étais dans un environnement familier.

J'ai hâte de construire mon circuit, histoire de pouvoir emprunter l'un des safety cars. Evidemment, ça m'étonnerait qu'on ait les moyens d'avoir des R8. Mais quel que soit le véhicules, je crois que je serai comme un gosse qui se retrouverait tout seul dans un magasin de jouets: "Youhou, je mets les gyrophares! Yeeees, j'ai fait un travers de porc et personne ne peut m'engueuler car c'est MOI le patron, ici!"

Moniteur d'auto-école

En général, c'est rare que je sois passager d'une voiture.

Mais cette 207 avait une particularité: des double-commandes. Interdiction de poser les pieds à plat, sous peine de se les faire régulièrement écraser!

Pendant une soirée, j'ai été moniteur d'auto-école. En apparence, il suffit de s'assoir et de se reposer pendant le cours. En fait, c'est assez stressant, car il faut surveiller le conducteur et s'il y a de la casse, c'est de votre faute! Et puis, quand vous êtes au volant, vous devez faire le tri dans les informations. Là, il faut surveiller en permanence la vitesse de l'élève, s'il n'y a pas de voitures qui arrivent, où on va, etc. Après deux heures, j'étais vidé!
Mon élève n'était pas trop téméraire, donc je n'ai pas eu de grosses chaleurs. Mais j'ai sans doute été un bon prof, vu qu'elle a eu son permis le lendemain !

samedi 8 mai 2010

Une autre Pontiac Firebird

J'ai bien crû tenir un "conducteur du jour". Mais elle est salement amochée sur l'avant droite, cette Firebird.

Mini N°48

Une Mini prise depuis un buisson !

80. Talbot Samba Rallye au Classic Days

J'adore les Samba, alors aux Classic Days, je me suis fait photographié avec une! (notez le gilet "photographe"!)

Je garde une impression mitigé de cet événement. Un plateau original, quelques "stars", la possibilité d'aller partout... Mais est-ce qu'en tant que visiteurs, j'aurais fait 250km aller et 250km retour pour ça? Non.
J'ai fait un blocage sur le nombre de "youngtimers". Des 205 GTI, il y en a par chez moi! Pas besoin d'aller jusqu'à Magny-Cours! Et je bloque aussi sur les plateaux pour les démonstration. Voir une Jidé doubler une F40 en pleine ligne droite, c'est n'importe quoi.

Et puis ce qui m'a tué, c'est l'accueil des journalistes. Sans rentrer dans les détails, il n'y avait pas grand chose de prévu pour nous. Et à la limite, ça aurait été mieux de dire "désolé, on n'a ni supports, ni salle presse, ni hospitalités" que de faire ça.

mardi 4 mai 2010

Prius plug-in à Strasbourg

Mardi dernier, Le Blog Auto était invité par Toyota à Strasbourg. Enfin une opportunité pour conduire la Prius 3, plug-in qui plus est!
Franchement (et sans fayotage), je pense que la Prius fut ZE coup marketing des années "00". Et autant d'habitude mes proches ne s'intéressent que très moyennement à ce que je conduis, autant là, j'étais submergé de "alors?"!

J'étais persuadé que le TGV était à 8h32. Sachant qu'à chaque fois, j'ai du mal à trouver le parking ou le bon quai, j'ai fais comme si le train était à 8h15... Donc j'étais à la gare à 8h24 et m'a appelé:
RP de Toyota: "Vous êtes où?"
Moi: "J'entre dans la gare!" (ton du mec ultra-sur de lui, genre ce coup-ci, je suis en avance.)
RP de Toyota: "Parce que le train part!"
Moi: "Quand? Maintenant?" (ton du mec qui n'est plus sur de rien et surtout pas de lui.)
RP de Toyota: "Ils ferment les portes!"
Et donc, j'ai pu lui faire "coucou" à travers la vitre du TGV... Mais Toyota est hyper-sympa: ils m'ont payé un billet dans le train suivant. En guise de punition, j'ai du me balader avec les deux pancartes de Toyota.

En fait, ce n'était pas une présentation presse classique. Il y avait aussi bien des médias Français et étrangers, des Hommes politiques et des employés municipaux, des représentants des partenaires de l'opération et des employés de Toyota. Soit plusieurs centaines de personnes et un certain flottement dans la canalisation des invités. Mais je préfère ça aux habituelles "visite guidées".

Ce genre d'opération, c'est pour l'égo!
Primo, on m'a donné du "monsieur" à tout bout de champ, comme si j'étais quelqu'un d'important. Et puis il faut reconnaitre que côté accueil, on était hyper-bien traités.
Deuxio, en tant que "journaliste", j'étais un peu complexé, comme d'hab'. Après tout, moi et les voitures propres... Mais j'ai découvert que mes confrères en savaient aussi peu, voir moins! A la fin de la journée, on nous a proposé un essai et évidemment, les seuls volontaires, c'était moi et un gars d'un autre blog. Le plus effarent, c'est que j'ai l'impression que les autres apprennent par chœur les dossiers de presse Renault! Par exemple, dans le TGV du retour, mon voisin de derrière a fait deux, trois courbettes aux RP de Toyota, puis il n'a parlé que de Renault jusqu'à gare de l'est!

Sinon, j'ai été surpris en bien par la Prius. On m'avait dit que c'était un veau, façon Insight. En fait, elle a les performances d'une vraie voiture. Ensuite, dans le concept général, je trouve que c'est surtout un gadget pour les CSP+ qui veulent se "verdir".

J'ai un peu l'impression que Toyota en est là où étaient les généralistes Européens il y a 5 ans. Il y a 5 ans, VW, Renault et PSA disaient: "Les hybrides, c'est nul. Nos diesel sont plus propre." Et pour cause: ils avaient investi des milliards dans les HDI, dCi et autres TDI, alors faut rentabiliser! Quitte à leur rajouter un filtre à particules, une rampe commune deuxième génération, de l'adblue, etc.
Maintenant, Toyota nous dit: "Les électriques, ce n'est pas cohérent." En fait, ils ont investi des milliards dans le Synergie Drive, alors faut rentabiliser! D'où l'usine à gaz qu'est la Prius plug-in.