lundi 29 janvier 2007

Le Mans avec Steve McQueen (1970)

Sur Arte, hier soir, un Thema "Porsche". Avec en vedette, le film "Le Mans".

Le Mans, c'est d'abord un film atypique. Pas de méchant très méchant ou de gentils très gentils. A contrario, McQueen est un pilote Porsche vieillissant et les rapports avec son rival chez Ferrari sont amicaux. Pas coups de portières à 300km/h sur fond de guitare hurlante ou de sentiments exacerbés (haine, amitié, amour...) façon Driven, Michel Vaillant ou Jour de Tonnerre. C'est un quasi-documentaire où les bruits des moteurs et les commentaires des speaker remplacent les dialogues (ces derniers se limitant à "passe moi ma feuille des temps", "on va monter des pneus pluies sur la N°20, la N°21 et la N°22" et "pas de conneries".) On vit la tension du départ, la féerie de la nuit (où les balets des phares rivalise avec les wagonnets des montagnes russes) et toutes cette époque où la sécurité était minime (il n'y a même pas de muret des stands!), sans chichi. D'ailleurs, ce n'est même pas McQueen qui remporte la course!

Alors on comprend vite pourquoi ça a été un échec. McQueen, pilote à ses heures et fan des 24 heures, a voulu produire un film réaliste et le réalisateur du se débattre avec des kilomètres de rush.
Le profane n'y comprend rien. Il n'y a pas vraiment d'intrigue, ni de scenario et encore moins d'humour.) Le (ou plutôt la) fan de McQueen est dégoûté: il joue les ours mutiques et apparaît dans 95% des cas en combinaison et casqué. Même le fan sera un peu déçu que le film reste très politiquement correct (pas d'entourloupes, pas de jurons, pas de grid-girls...)

LE film sur la course automobile reste à faire, même sur Le Mans est le plus abouti.

lundi 15 janvier 2007

Les Fiat somaliennes

Tout d'abord, ceci n'est pas une Lada, mais une Fiat 124 (dont la Lada est une production sous licence)

Dans un article du Monde, j'ai lu que le premier ministre Somalien s'est installé près des anciennes usines Fiat de Mogadiscio.

Anciennes usines fiat? A Mogadiscio? Dans les années 70-80, de nombreux pays Africains ont produit des voitures en "CKD" (Completely Koncked Down.) En gros, il s'agissait d'expédier en pièces détachées des voitures et de les monter sur place (un carrotage classique pour esquiver une taxe sur les voitures importées.)
Les voitures conçues sur le sol Africain furent plus rares. Au début des années 60, Nasser tenta de récupérer la "Ramses" anglo-egyptienne (une genre de Méhari avant la lettre, sur base NSU.) Ramses produit ensuite des NSU Prinz, mais la marque fit long feu.

En bref, des Fiat en Somalie, ça n'aurait rien eu d'exceptionnel. Mais lorsque l'on considère l'actualité du pays, ce serait un souvenir de son apogée, à l'indépendance, lorsque tout semblait possible...
Ca c'était un sujet d'article pour Le Blog Auto! Rien de bien lucratif: des heures de recherche pour tout juste un ou deux com' du style: "Merci, je ne savais pas." Alors qu'avec un photoshop de la dernière Renault recopié sur Autoexpress, on obtient des dizaines de com'...

A la fin des années 50, Serge Pozzoli fut l'un des premiers amateurs de voitures anciennes. Alors que l'on revendait des Bugatti ou des Voisin au prix de la ferraille, il sillonnait sans relâche les routes de France pour y retrouver tel modèle, telle info... Dans les années 80, il faisait figure de "sage", intarissable sur les marques oubliées. A sa mort, on dispersa sa collection et les historiens fermèrent les yeux sur certains modèles à l'historique "gonflés". L'ironie du sort voulait qu'il fut un ancien pilote de stock-car. Etait-ce à force de détruire des voitures qu'il a voulu en sauver?
Aujourd'hui, plus besoin de quitter son siège! Hélas, pour une fois, Google fut muet sur l'histoire des Fiat somaliennes. Sur certaines images de Mogadiscio, on voit des Fiat 124 au bout du rouleau. S'agit-il des voitures produites sur place?

mercredi 3 janvier 2007

Pas de Lupo

Personnellement, je ne vois pas l'intérêt des SUV (même si je ne suis évidemment pas parmi les autophobes qui veulent les brûler): c'est gros, souvent moche et dans 99% des cas, leurs propriétaires ne quitteront jamais l'asphalte. Le pire, ce sont ces espèces de break surélevés et autres "4x4" 2 roues motrices qui patinent sur la moindre flaque de boue.
Leurs propriétaires sont d'une mauvaise foi redoutable devant les caméras (ils devraient jouer au poker.)

Remarquez, l'une des réflexions les plus stupides que j'ai entendu (en matière d'automobile) concernait non pas un SUV, mais une Lupo TDI: "J'aimerais bien l'acheter, mais dans Auto Plus, ils disent qu'en montagne, en descente, ça devient dangereux. - Et alors? Tu conduis en montagne? - Ben non. (précisons qu'il fait un petit 5000km par an, exclusivement en trajet urbain.) - Alors qu'est-ce tu t'en fous de la conduite en montagne? - Bah..."
Et au final, il n'a pas acheté de Lupo TDI (précipitant un peu plus la mévente de ce modèle.)