lundi 29 mai 2006

Seul(s) au monde

C'est logique, pour qu'il y ait des vainqueurs, il faut qu'il y ait des vaincus. A mi-course, les 22 voitures étaient toujours là, mais ça ne durera pas...
Première victime, Webber, qui aurait pu accrocher son premier podium 2006. En plus, il était le seul à tenir la cadence des leaders. Le temps que le safety car entre en piste et Raikkonen renonce. Très pro, il s'est garé dans un échappatoire et comme "montrer ses émotions" n'est pas dans son vocabulaire, il a marché casqué jusqu'à un yatch, faisant le tour du circuit!
Qui dit malchance, dit Trulli. Son podium, il pouvait le toucher du bout des doigts. Ca aurait été ses premiers points 2006... Hélas, la mécanique l'a trahi.
Autre personne virtuellement sur le podium: Klien. L'Autrichien de Red Bull était devant son équipier, mais il a du renoncer et c'est le vétéran qui offre à l'écurie son podium. Après tout, c'était logique: un retour qui sponsorise un revenant.

Superman, le retour!

Ah, Monaco, ses imprévus...

Comme chaque année, il y a son lot de perf' incroyables. Alonso et sa Renault étaient favoris. Donc, on n'en parle pas. Montoya, 2e, a fait une course d'attente, alors même punition. Mais Coulthard... Dans les points dés le début, "DC" profite des abandons (y compris de celui de son propre équipier) pour finir 3e et offrir à Red Bull son premier podium. A noter que l'équipe s'était mise aux couleurs de Superman (d'où la cape de l'Ecossais sur le podium)! Christian Horner, le team-manager sera quitte pour un plongeon tout nu dans la piscine du motorhome!
Autre chanceux, Barrichello, qui résiste au retour du Schu-schu (parti des limbes après son entourloupe des essais.) Heidfeld profite des abandons pour être 7e et Ralf ramasse le dernier point.
A noter également que Franck Montagny voit enfin le damier après trois tentatives.

mercredi 24 mai 2006

Stephan Grégoire à Indianapolis!


Le 29 mai, un Français sera au départ des fameuses 500 miles d'Indianapolis: Stéphan (sans e) Grégoire. Pour ce pilote, c'est un triple exploit: trouver un volant après 5 ans d'absence, le financer (grâce à une marque de vodka) et se qualifier.

Champion de France de F3 "B", le Vitellois a traversé l'Atlantique en 1993, pour disputer les 500 miles d'Indianapolis. Hélas, il ne courra quasiment plus ensuite. L'apparition de l'IRL et ses monoplaces "low cost" en 1996 lui permettent d'effectuer un retour. Brillant animateur, il manquera de peu la victoire. Vers 2000, les top teams quittent la CART pour l'IRL et comme tous les pilotes "pauvres", il doit partir, fin 2001. On le perd de vue, d'autant qu'avec Bourdais, la France tient enfin un pilote qui s'impose outre-Atlantique. Esperons pour lui qu'Indy ne sera pas un "one shot". Alors, vas-y Stephan!

Bourdais en F1?

Qui seront les "rookies" de 2007? Lewis Hamilton, brillant en GP2, couvé par McLaren depuis 1997, serait proche d'un baquet. Bruno Senna (neveu de...) survole la F3 britannique et Gerard Berger (co-propriétaire de Toro Rosso et ami intime de son oncle) aurait des plans pour lui. Enfin, on parle de Bourdais chez Renault...

Fantaisiste? Alonso chez McLaren en 2007 et Fisichella en très très mauvaise posture, ça laisse 2 baquets libres. Kovalainen est qualifié d'office, Briatore a éliminé tous les autres pilotes de Renault (n'est-ce pas, M. Montagny?) pour mieux le mettre. Si Raikkonen et Schumacher ne viennent pas, il faudrait quelqu'un de rapide et de pas totalement néophyte, comme Bourdais. Invicible en Champ Car (2e en 2003, champion 2004-2005 et très probablement 2006), le Manceau mérite une F1.
Ex-futur pilote Arrows, il avait piloté une Renault fin 2002 (photo), lors d'un pseudo test pour une place de pilote d'essai. Plutôt que d'attendre qu'on le rappelle, il avait alors préféré tenter sa chance en Champ Car. Montagny avait obtenu le job.

mardi 23 mai 2006

La mauvaise idée d'Aguri

La saison de F1 va attaquer son deuxième tiers, mais on peut déjà décerner l'oscar du bide de l'année 2006: Yuji Ide (ou Iide, c'est une question de traduction littérale.)

Palmarès maigrelet, nul en anglais, expérience hors du Japon minimale (une saison de F3 Française où il servit de chicane mobile)... En plus, il débarque à Bahreïn après une seule journée d'essai. Ca allait être dur pour lui. Seulement voilà, pour satisfaire ses sponsors, Aguri Suzuki devait embaucher des pilotes Japonais (l'écurie fut d'ailleurs construite pour caser Sato.)

Le résultat fut ridicule. En Australie où bloqué devant un muret après un tête à queue, son ingénieur gueule: "Passe la marche arrière!" Sans qu'il ne percute. A Saint-Marin, il n'avait pas vu Albers et l'envoie dans le décor... Même Jean-Louis Moncet de TF1 (pourtant ultra-timoré) le traite de "niveau auto-école". Les 21 autres pilotes en ayant marre de ce danger public, la fédération lui sucre son permis F1.

Ide rejoint donc les Philipe Adams, Zsolt Baumgartner, Paul Belmondo, Gianni Lavaggi, Gaston Mezzacane et autres Alex Young parmi les pires pilotes de l'histoire de la F1.

Ma video (de voitures) préférée

A mon sens, c'est un des must de la vidéo de voitures: un tour du grand "Ring" dans la M3 GTR officielle de Hans-Joachim Stuck, en 2003. Le quinquagénaire, multiple vainqueur ici-même (dont une fois sur BMW 325 Turbo-diesel!) n'hésite pas à "souder" sur la piste très vallonné. Du très grand pilotage.

Les images du crash de Dean en Porsche!

Jusqu'à récemment, Dean Fulford était un parfait inconnu. Il courrait avec son père sur Porsche 911 GT3 en championnat néo-zélandais de GT (que ceux qui savent qu'il existe un championnat néo-zélandais de GT lèvent le doigt...) Même dans l'archipel, il ne devait pas signer des autographes à tout boût de champ.

Sauf qu'un week-end, durant la course, Fulford fait un "tout droit" et au lieu de l'amortir, le bac à sable lui sert de tremplin. Il passe au-dessus du grillage de sécurité et termine dans les tribunes. Heureusement, il n'y a aucun blessé (à part la voiture et l'égo de Dean.) En revanche, avec sa cabriole, Fulford est bon pour alimenter les émissions style "Plein les yeux" pendant des années...

Le retour de Lionel

Le retour de Lionel! Non, pas celui-là... Je vous parle de Lionel Regal, champion de France de course de côte 2005, qui s'est imposé dans 3 des 4 premières courses de la saison.

"Lio-Lio", j'ai travaillé avec lui chez Audi. C'est un type très sympa, pas du tout le genre à jouer les stars. Par contre, il galère pas mal pour financer sa saison, malgré son palmarès.

Si vous voulez en savoir plus, cliquez ici.

P.S.: pour info, la photo est signée par l'ami Garenne.

lundi 22 mai 2006

Les femmes en sport auto: 2. L'indycar

Dans la série "les femmes en sport auto", aujourd'hui, celles qui ont couru en champ car (ou indy car):
- La discipline est centenaire, mais il faut attendre 1976 pour voir une certaine Arlene Hiss au départ de la course de Phoenix. Une idée du promoteur qui dura le temps d'une coupure pub.
- Quelques mois après, Janet Guthrie tente sa chance. Après plusieurs non-qualifications, elle devient, en 1979, la première femme a courir aux mythiques 500 miles d'Indianapolis. Elle y servit de chicane mobile et après une tentative infructueuse l'année suivante, elle raccrocha.
- Après avoir tentée sa chance en F1 (avec une victoire hors-championnat), la Sud-Africaine Desirée Wilson traversa l'Atlantique en1983. A plus de 40 ans, avec du matériel dépassé et une équipe d'amateurs, elle ne pouvait rien faire. Elle a jeté son casque en 1986 sans même aller à Indianapolis.
- A 45 ans, Lyn St James s'essaya à son tour, en 1992. Deuxième femme à Indianapolis, elle couru ensuite sporadiquement jusqu'en 2000.
- Les choses changent avec Sarah Fisher (photo), en 1999. Elle dispose d'une vraie équipe et est réellement motivée. En 2002, elle devient la première "polewoman". Coqueluche de l'IRL (il y a deux séries concurrentes depuis 1996 Champ Car/CART et IRL), elle effectue même quelques boucles avec une McLaren de F1 sur le "routier" d'Indianapolis. Hélas, l'année suivante, elle se retrouve à court de budget et doit quitter la scène.

Les femmes en sport Auto: 1, le DTM

Les femmes ne sont pas très nombreuses dans le sport auto. Prenez le DTM, par exemple, jusqu'ici, une seule femme s'était alignée régulièrement dans cette discipline. Il s'agissait d'Ellen Lohr, de 1991 à 1996. Depuis plus rien...

Alors deux concurrentes d'un coup, quelle nouvelle!
A gauche, la Belge Vanina Ickx (fille de Jacky.) A 31 ans, elle fête ses dix ans derrière un volant. Elle a couru essentielement en Belgique, en tourisme et en GT. Cet année, elle courra donc en DTM avec une Audi A4 de 2004. Curieusement, son père, qui a pourtant pas mal écumé les circuits dans les années 60-70-80, n'a jamais disputé ce championnat. Pour arrondir ses fins de mois, Vanina est monitrice pour PowerCom, la boite avec qui j'ai travaillé sur Audi et Porsche. Hélas, je n'ai jamais croisé cette "collègue". Sinon, je lui aurais dit (comme je ne sais plus quel pilote): "Quand j'étais petit, je croyais que votre père était un personnage de Michel Vaillant!"
A ma droite, l'Ecossaise Susie Stoddart (aucun lien avec l'Australien Paul Stoddart, ex-patron de Minardi.) Contrairement à V. Ickx, elle n'a pas de passé dans les "caisses à portes". En effet, elle est issue de la filière monoplace. Après un mi-temps en F3 britannique en 2005, elle aura une Mercedes-Benz Classe C.

Mon volant pour 2006

Voici les photos de promo pour l'officialisation de mon volant chez Sauber en 2006!

P.S.: Nick Heidfeld, faut aller chez le coiffeur car c'est trop compliqué de truquer la photo! Eh oui, il y a encore des gens qui ont plus de cheveux que moi!

"Ma" F1

On est à la croisée entre ce blog et l'autre!

A 18 ans, en 1997, j'étais un grand fan de F1 et je croyais toujours à mon destin de designer. Comme en plus, je venais d'avoir un ordinateur... Vous saisissez?

Vu d'aujoud'hui, ce travail sous Paint (une soirée de boulot, tout de même) semble ridicule.

Pour info, c'est une Jordan-Peugeot 197. Et le pilote? Moi-même!

Une formule un...

On commence par la plus belle F1 (à mes yeux): toute la série des March de Leyton House. Rien que pour leur peinture bleu ciel.

Revenons au milieu des années 80. March, écurie légendaire des années 70, vivote et se consacre d'avantage à la production (très lucrative) de châssis d'Indycar, de F3, F3000, Formule Atlantique, etc. Voici qu'arrive Akira Akagi, homme d'affaires japonais et PDG de "Leyton House", qui a de grandes ambitions. Il engagera notamment un jeune ingénieur du nom d'Adrian Newey... Les débuts, en 1988, sont plus qu'honorables, avec de nombreux podiums.
Mais au début des années 90, le Japon décide de nettoyer ses finances. Escroc patanté, Akagi attéri en prison. March Leyton House bat de l'aîle et après un saison 93 pitoyable, l'écurie ferme définitivement ses portes.