dimanche 23 juillet 2017

Toy story

Il n'y a pas qu'au Rendez-vous Toyota, qu'il y a de vieilles Toyota ! La preuve avec cette Corolla de la quatrième génération (1979-1983.) J'imagine que les designers devaient avoir tapissé leur bureau de posters de réalisation d'ItalDesign...

C'est dommage qu'en France, on ne s'intéresse pas davantage aux anciennes japonaises (hors modèles sportifs.) Il faudrait peut-être commencer à songer à les préserver...
A part, côté bouquins, je n'ai pas de nouvelles à annoncer sur mon livre sur les voitures chinoises. Quand est-ce qu'il sera publié ? Si je le savais...

Côté voitures coréennes, j'ai désormais une soixantaine de photos "potables". C'est plutôt pas mal. Le texte, lui, il en reste aux deux tiers, faute de temps. Mon job principal m'occupe beaucoup. J'espère que je la verrais rouler, cette hybride chinoise ! Remarquez, ça pourrait être pire... J'ai cru entendre que j'ai un concurrent, lorsqu'ils ont enclenché le moteur électrique, il a pris feu ! Toute la voiture a brûlé. Donc, si le proto ne brûle pas, on aura fait mieux que les concurrents !

vendredi 21 juillet 2017

Le bout du monde commence au coin de la rue

Un Volkswagen Transporter (Type 2 T3, pour les intimes.) Il n'a pas le charmes, les rondeurs et les charisme de ses prédécesseurs, mais il devient de plus en plus collector. Après tout, c'était le van de Terry dans Magnum !

Aménagé en camping-car, il évoque le lointain... Pourtant, dans les années 80, la guerre froide s'offrait un sacré baroud d'honneur. Plus question de filer à Katmandou : la route est coupée en Iran et en Afghanistan... Le nouveau fantasme, c'était l'Afrique. Ou plutôt, le Sahara.
Il y a quelques années, dans les Guignols de l'info, monsieur Sylvestre, le cadre cynique de la World Company montrait une carte du monde sans l'Afrique. Parce que sa carte ne montrait que les consommateurs. Pourtant, aujourd'hui, l'automobile Africaine émerge. A Tanger, Renault a produit sa millionième voiture. Des usines d'assemblages poussent au Kenya, en Algérie, au Nigeria... L'Ethiopie assemble désormais 10 000 voitures chaque année. C'est peu, mais c'est mieux que rien ! Le problème, c'est qu'il manque toute une infrastructure. Des constructeurs comme Kia ou Scania préfèrent commencer par former des techniciens. C'est plus malin, sur le long terme, que d'expliquer comment jouer de la clef allen. Au Maroc, Renault a développé un campus.
Dans les années 60-70, il existait des usines d'assemblage au Maroc, au Nigeria, au Kenya et même au Congo. Le Zimbabwe a assemblé des voitures bien après la disparition de la Rhodésie. Ces ateliers étaient financièrement peu rentables. Les crises économiques locales ont eu raison d'eux.
L'avenir nous dira si les Polo kenyanes ou les Renault algériennes arrivent à sortir de l'ornière. Je suis un optimiste. J'ai envie de croire que les petits ateliers vont grandir et avoir davantage de valeur ajoutée locale, créer des emplois et pourquoi pas, que demain, les constructeurs se bousculent au salon de l'auto de Lagos ou de Nairobi. Après tout, il y a vingt ans, qui aurait misé sur la Chine ou la Thaïlande ?

mardi 18 juillet 2017

Dans les Alpes...

Voici quelques youngtimers surpris lors de la présentation du Neoplan Skyliner. On commence par cette Golf GTI première génération, qui arrivait par la droite et quitta l'autoroute au moment de passer devant mon objectif. A croire qu'il m'avait vu...
On reste dans le groupe VW avec cette Seat Ibiza première génération qui est visiblement tapie dans l'herbe depuis longtemps...
Une Jeep Laredo, l'idéal pour les randonnées dans les Alpes, l'été. A l'époque, Renault s'occupait de l'importation en France, dans le cadre des accords avec AMC.
Une autre Jeep, un poil plus vieille...

J'ai croisé pas mal de Suzuki Vitara et Jimny de différentes époques (y compris des Santana.) Hélas, ils étaient encore plus flous que cette Willys !
Une Mega Club. Il faut dire que le constructeur est originaire d'Aix-les-Bains. Ah, Mega... Le seul constructeur qui m'avait menacé d'un procès pour diffamation pour un "Conducteur du jour" ! La conversation avec la RP était surréaliste... Déjà, d'où tenait-elle mon numéro de portable perso ?
Devant la gare de Genève, il y avait ce bus Leyland transformé en food-truck. J'avais du temps à tuer, alors j'ai pris quelques photos... Les bus rouge, ça me fait penser non pas à la Grande-Bretagne, mais à l'Allemagne et ce bus Daimler transformé en cantine...
AEC, Daimler, Leyland... Les fameux bus rouges à deux étages ont été fabriqués par plusieurs constructeurs. Et maintenant, ce sont des Byd ! Ca témoigne de la situation de l'industrie britannique... Pendant ce temps, London Taxi Company devient "London Electric Vehicle". Geely compte produire des véhicules électriques dans l'usine des "black cab", à Coventry. Jusqu'ici, Geely n'a pas fait grand chose dans l'électrique, mais soit. En tout cas, entre ça et Volvo qui va étendre les électriques et hybrides à l'ensemble de sa gamme, ce sont des champions de l'effet d'annonce !

lundi 17 juillet 2017

Présentation Neoplan Skyliner

Prendre un autocar pour assister à une présentation, c'est assez courant. Sauf que cette fois, l'objet de la présentation, c'est l'autocar ! Un Neoplan Skyliner, pour être plus précis.

Why not ? Il faut savoir sortir de sa bulle. J'ai bien été essayer un camion Volvo, une fois... C'était l'occasion de découvrir le monde des autocars, auquel je ne connais pas grand chose. Ainsi, j'ai appris qu'il disposait d'une boite 12 vitesses, mais qu'il démarre directement en 3. En plus, il est bardé d'électronique. Le plus impressionnant, c'était en montagne : la route faisait des lacets, mais les suspension compensait le roulis. Même à l'étage, vous pouviez boire de la soupe !

D'après le chauffeur/commercial de Neoplan, c'était un régal à conduire. Le fait qu'il ait un étage n'influait pas sur la tenue de route. Après, son avis était forcément subjectif...
Des autocars, j'en ai pris pas mal. C'était surtout des bétaillères. C'était aussi pour ça que je faisais rarement attention au véhicule. Pas le temps de vous appesantir ; vous posez votre sac et vous filez à votre siège, parce qu'il y a trente personnes qui veulent monter à bord, derrière vous...
Là, avec cet aménagement VIP, c'est une autre ambiance, sans parler du toit vitré. C'est spacieux, c'est lumineux... On se croirait davantage en avion que dans un autocar.

Neoplan m'a dit qu'il en vendait comme navette pour les entreprises. Vous imaginez, le matin, vous sortez du RER et on vous accueille avec CA ? Moi, je veux bien la liste des boites, pour leur envoyer mon CV...
Pour ce cinquantenaire, ils ont apporté un Neoplan Skyliner de 1965. Ma grand-mère, disparue l'an dernier, a pas mal voyagé en car. Si ça se trouve, elle était monté dans un...

Il était superbe, ce car, avec ces chromes et ses tentatives d'aérodynamisme. Le défaut, il sautait aux yeux : dès le matin, l'étage est un vrai four ! La faute aux surfaces vitrées. Et à l'époque, il n'y avait même pas de clim'. Comment faisaient les voyageurs ?
J'étais le seul blogueur sur place et c'était bien dommage. Les constructeurs de camions, de bus, d'autocars et de tracteurs agricoles me rappellent les constructeurs auto il y a 10 ans. Dans leur plan média, ils ne pensent qu'à la presse spécialisée, en particulier la presse écrite.
Pourtant, à chaque article sur les utilitaires, l'audience est là. Même sur mon blog perso, deux de mes articles les plus vus sont une photo de nuit d'un Subaru Vanille et un food-truck Type H ! Bien sûr, ce n'est pas au blogs généralistes de parler du bus 13m désormais disponible en 15m. Mais le grand public s'intéresse aux camions autonomes, au bus électriques, aux enjeux industriels, sans parler modèles anciens, comme ce Skyliner 1965. Les constructeurs auraient tout à gagner, à communiquer davantage. Sans ça, les seuls fois où l'on en parlerait, ce serait pour dire "on interdit les cars ici" ou "les camions ne pourront plus faire cela"... Boitier Rouge parle de camions et de bus. Les autres blogs sont plus timides et c'est bien dommage.

Moi, de mon côté, j'irais volontiers à d'autres présentations. Et puis, si parmi mes lecteurs, quelqu'un avait un vieux camions ou un vieux tracteur, j'irais volontiers le photographier...

vendredi 14 juillet 2017

Rendez-vous chez Toyota

Ca faisait longtemps que je n'avais pas visité le Rendez-Vous Toyota. Cette fois, ils y exposaient des voitures de compétition.

La GT-One, je l'ai déjà croisée ici même. Mais c'est le genre de voiture que je pourrais voir et revoir... Ah la fin des années 90. L'état-major qui décidait d'abandonner deux décennies de présence en rallye pour faire du circuit. L'endurance devait être la voie royale vers la F1. L'erreur fut sans doute de vouloir utiliser des hommes du sérail. Mais la polyvalence a ses limites. Ove Andersson était un Homme de rallye, pas de circuit. Alan McNish était un pilote d'endurance, pas de F1. L'erreur aussi, c'était de chercher des synergies avec les structures américaines et japonaises. Comment Toyota pouvait penser qu'il allait réussir là où d'autres, comme Ford, Honda ou Mercedes, s'étaient planté ?

Mais de toute façon, après coup, c'est toujours facile de pointer les trous dans la cuirasse...
La TS050 des 24 heures du Mans 2017. Encore une édition où la victoire semblait gagnée... Kamui Kobayashi a déclaré que lorsqu'il a vu Vincent Capillaire lui faire signe, il l'a pris pour un commissaire de piste qui lui déclarait que la voie était libre. Puis, lorsque le feu au bout des stands était rouge, il a calé et il s'est emmêlé les pinceaux dans la procédure de redémarrage...

Il existe des agences de communications de crise spécialisée dans le sport. Les enjeux financiers sont tels qu'il faut rassurer au plus vite clients et sponsors. Le signe de Vincent Capillaire, c'est le cas typique du story-telling d'une agence de com'. Une excuse qui permet à Toyota de se dédouaner.
1) Ce n'est pas sympa pour Capillaire. C'est un "petit" pilote et il risque de passer toute sa vie pour celui qui a fait perdre Toyota. 2) Le risque, c'est que suite à cela, l'ACO ponde un règlement interdisant de "déconcentrer les pilotes". Et ça pourrait aller jusqu'à interdire les banderoles et les calicots.
 Que de symboles, sur cette voiture... Didier Auriol avait remporté le championnat du monde de rallye 1994 (on ne parlait pas encore de WRC.) En 1995, la Celica avait plus que dépassé la date de péremption. A mi-saison, le Toyota Team Europe dévoila une nouvelle voiture. Les ingénieurs ont bricolé le turbo pour que l'air passe autour de la bride. Une écurie a cafté auprès de la FIA et Toyota fut banni. Auriol se retrouva en porte-à-faux. En 1996 et 1997, Juha Kankkunen, Armin Schwartz, Freddy Loix et Rui Madeira pilotèrent des Celica "privées". La FIA, qui se débattait avec un championnat avec six voitures usines, fermait les yeux. Mi-1997, la punition prenait fin. Toyota revint par la grande porte avec la Corolla. Un petit jeune nommé Marcus Gronholm l’étrenna en course. En 1998, Auriol frôla le titre. La saison suivante, tout se jouait au RAC (la finale) entre Tommi Makinen (Mitsubishi) et Carlos Sainz. Le Finlandais avait l'avantage. Il abandonna le premier jour (et à l'époque, point de super-rallye.) Sainz n'avait plus qu'à dérouler. Il renonça dans la dernière spéciale. Makinen décrocha son quatrième titre. Toyota n'eu pas de troisième chance : l'état-major avait décidé de se reconvertir dans le circuit (voir plus haut.)

On note aussi le "Movistar" sur l'aile. En 1997, l'état espagnol privatisait Telefonica et sa branche mobile, Movistar. Avec l'explosion d'internet et des portables, l'entreprise devint vite un colosse. Juan Villalonga, le PDG, voyait grand. Il commença par sponsoriser Carlos Sainz. Seat rêvait de l'Espagnol. Grâce à Telefonica et Repsol, elle pu s'offrir Auriol ! En parallèle, elle sponsorisa Marc Gené et Gaston Mazzacane en F1 (l'opérateur étant très implanté en Amérique latine.) Villalonga rêvait d'une écurie de F1 Telefonica. Minardi se proposa... Ainsi que Williams ! Villalonga quitta femme et enfants pour s'installer avec une ex-miss Mexique à Miami. Telefonica paya une fortune des participations dans Endemol et dans Lycos. Il fut accusé de délit d'initié (et de mauvaise gestion.) A l'été 2000, il quitta Telefonica. Hasard ou coïncidence, Mazzacane et Seat arrêtèrent respectivement la F1 et le WRC peu après...

Autre anecdote. En 1998, la FFSA finança une manche de WRC avec une Corolla privée pour un jeune débutant. Son nom ? Sébastien Loeb...
Le Toyota Hilux de Nasser Al-Attiyah au Dakar 2017. Ces Hilux ont beaucoup de succès. Mon petit doigt me dit qu'en 2018, on verra des pilotes Chinois sur Hilux.

Al-Attiyah, à mon avis, il sera chez Peugeot. C'est bien simple, c'est la seule équipe pour laquelle il n'a pas roulé ! Chaque année, il change de monture. Depuis que j'assiste au Dakar, je l'ai vu sur une MINI, un Hummer, un buggy privé (avec Sainz sur un deuxième buggy) et donc, sur un Hilux...
Ce Rendez-vous Toyota, ce sont surtout des rendez-vous manqués ! Avec la FT-86, Toyota a peut-être trop réfléchi. Le développement s'est éternisé. Ensuite, la version sportive est restée au placard. Idem pour le cabriolet. Toyota avait peut-être peur de concurrencer frontalement la MX-5 (bien que ce soit une 2+2.) Dommage.
Et pour finir, la Yaris R1A. J'avoue que je ne suis plus le rallye depuis des années. Toyota aurait mieux fait de s'engager en RX.

mardi 11 juillet 2017

Les 60 ans de la Fiat 500

Je suis un grand fan de Fiat 500. Aussi bien l'ancienne, que la moderne. Je devais donc d'aller au Fiat Motor Village, pour les 60 ans du Fiatou.

Côté anciennes, il y a cette Ghia Jolly, avec ses sièges en osier...
Puis cette 500L, avec toit ouvrant... Et c'est tout. C'est un peu cheap comme expo. Si j'étais mauvaise langue, je dirais que c'est raccord avec Fiat...
Côté moderne, voici donc la série limitée. La 500 moderne fête ses dix ans, mais Fiat semble avoir envie de la traire jusqu'à la dernière goutte !

Sergio Marchionne serait proche de la sortie. Il est l'homme de FCA. Sans Fiat, Chrysler ne serait plus là (et vice versa.) Grâce à lui, Alfa Romeo devrait vendre environ 10 000 voitures en Amérique du Nord (soit 1/6e de sa production !) et Maserati connait une expansion inédite. Il y a enfin des SUV au catalogue. Quant à Jeep, il part à l'assaut des BRIC. Mais à la limite, ce n'était que du bon sens.
Sous Marchionne, les gammes des Chrysler et Dodge se sont réduites à peau de chagrin. Fiat commercialise des 500 et pas grand chose d'autres. Lancia a disparu, la Viper aussi et Chrysler a quitté l'Europe. FCA s'est débarrassé du superflu. Maintenant, il faudrait voir à investir dans un véhicule qui fasse du volume, non ? Il manque aussi le "prochain million de voitures". En 2017, aller en Chine et en Inde, c'est le minimum syndical. Mais quid de marchés comme l'Asie du Sud-est, l'Asie Centrale, l'Afrique sub-saharienne, le Maghreb ? Avec la SOMACA, Fiat faisait figure de constructeur local, au Maroc, pourquoi a-t-il tout brûlé ? Idem en Europe de l'Est.
Avant, je ne parlais jamais de Fiat, par peur des trolls. Aujourd'hui, c'est parce qu'il n'y a rien à dire sur FCA...

dimanche 9 juillet 2017

Les anciennes de Paris

D'habitude, dans Paris, je croise au mieux des youngtimers, plus le Fiatou obligatoire. Cette fois, il n'y avait que de vraies anciennes !

On commence par ce pick-up Chevrolet. Visiblement, il sert d'enseigne pour un pseudo-resto US. Ils ont mis le paquet sur la déco ! Des phares additionnels, une plaque californienne, des antennes, un pare-soleil... Avec ça, 0% de chance de passer inaperçu !
Une Mercedes Pagode, avec hardtop.
L'avantage des bouchons, c'est que vous pouvez prendre votre temps pour immortaliser les voitures. Au début, j'avais une photo floue et mal cadrée de cette MGA. Pas de problème ! 1 minutes plus tard, j'avais un meilleur angle...
Boulevard des Capucines, la voie de bus sert de parking sauvages à autocars. Entre deux d'entre-eux, ce bus Renault émerge...
Une Bentley, garée devant un bateau. Les passants préfèrent regarder le Jaguar F-Pace derrière elle...
Une Citroën DSuper (c'est à dire un ID) à vendre. Une paille : 14 000€ !

Il y a quelques années, j'avais assisté au tournage de Cash for Cars. L'épave de DSuper de l'épisode avait servi de donneuse pour restaurer une voiture (une DS21, de mémoire.) Le propriétaire de la DS21 (qui n'était pas la personne présentée comme telle dans l'émission) arrondissait ses fins de mois en restaurant des DS. La DS21 restaurée était à vendre pour 10 000€. Ca me semblait excessif, mais au moins, elle avait été refaite à neuf par un spécialiste.
Là, pour 4000€ de plus, vous avez une version sans grand intérêt historique et qui a quelques gnons. Je me méfie aussi des anciennes avec une trop belle peinture... Mais après tout, qui est le con, dans l'histoire ? Celui qui vend 14 000€ sa DSuper ? Ou le pigeon qui l'achète ?