mercredi 7 décembre 2016

Permis du monde

L'autre soir, j'étais invité à une projection de la série Permis du monde de Voyage. Les trois hommes sont un (petite) partie de l'équipe. D'ordinaire, je suis assez exigeant en matière de TV. Donc si j'aime un truc, vous pouvez avoir confiance ! L'idée de suivre quatre auto-école, à travers le monde, est assez originale. Spontanément, il y a eu des éclats de rire. La guest-star, c'est le fameux moniteur Parisien. Pour avoir échangé quelques mots avec lui, je confirme qu'il est pince-sans-rires !

Un des trucs qui m'a plu, c'était la manière de montrer Abidjan. Une ville moderne, avec des autoroutes et des immeubles. Je me doute bien que les Ivoiriens ne vivent pas dans des des cases au milieu des lions et des zèbre. Mais ça, on ne le voit jamais à la TV ! Essayez de visualiser l'Europe, l'Amérique, l'Asie ou le Moyen-Orient. La première chose qui vous vient à l'esprit, ce sont des villes et des monuments. Pensez à l'Afrique et vous songerez sans doute à la savane. On n'en a que des stéréotypes. D'ailleurs, même les Africains emploient le terme "Afrique", comme si, au sud du Sahara, il n'y avait qu'une contrée géographiquement, culturellement et historiquement homogène. Une Camerounaise avait refusé de croire que mon CD (NDLA : un best of de Mulatu Astatke) était Ethiopien : il ne sonnait pas assez "Africain" ! Aux infos, c'est toujours la même litanie : guerres, épidémies, famines... Les documentaires ? Ceux sur l'architecture ou l'archéologie zappent le continent. Il ne reste que des histoires d'Européens qui fondent des ONG pour s'occuper d'animaux sauvages, au milieu d'indigènes en pagne. Pourquoi est-ce qu'on en reste à Tintin au Congo ? Merci donc à Permis du monde de nous montrer autre chose.

lundi 5 décembre 2016

Jogging et 4l

L'autre jour, en faisant mon jogging, j'ai croisé cette Renault 4. Le papi à casquette est le propriétaire. Il s'est "garé" pour acheter le pain. Il n'a très probablement pas conscience de rouler dans une voiture de collection. D'ailleurs, vu la plaque, il l'a sans doute achetée neuve. Maintenant, il n'a plus le droit de rouler dans Paris.

Dans le temps, il y avait les inconditionnels de la R4 et ceux de la 2cv. Mes parents ont eu les deux, pourtant, c'est la 2cv qui m'attire. J'étais content d'en conduire une. Peut-être parce qu'elle a une bouille plus craquante. C'est d'autant plus curieux que j'ai mon lot d'anecdotes sur la "4L". Lorsque j'étais tout petit, c'était la voiture de beaucoup de parents de mes camarades de classe. Quand j'étais en BTS, il y en avait un qui en possédait une. Le support de la roue de secours était mort, alors il avait foutu la roue de secours sur le capot, en l'accrochant avec un "U". Il avait profité d'une prime à la casse pour s'offrir une Fiat Punto. Ah, il se la racontait avec sa Punto neuve... Un car espagnol lui a brûlé une priorité six mois plus tard. Il n'a rien eu, mais l'Italienne était morte. J'ai failli moi-même avoir une R4. On m'avait repéré une voiture avec "juste un petit problème de moteur" à Belgrade. Je m'étais renseigné sur le prix de réparations, au garage Renault près de chez moi. Hélas, elle a servi de barricade pour une manifestation contre Milosevic... La R4, c'était aussi la voiture du Père Noël vert de Pef ! Michel Fugain avait chanté ses louanges, le temps d'une pub très pop. Pour finir, à propos de jogging, il y a eu une série spéciale Jogging. L'une des dernières, avec la Sixties. Faudrait que j'en conduise une, un jour...

samedi 3 décembre 2016

Balade irlandaise

Évidemment, en Irlande, mon portable n'est pas resté au fond de la poche... On commence par ce LDV. Le Maxus a connu une drôle d'histoire : une marque Anglo-néerlandaise, une conception Coréenne, un financement Russe et au final, une production en Chine, par SAIC. Sur le Taklimakan Rally, la direction de course possédait un Maxus. Au CP, ils installaient une table et deux chaises devant, puis ils chronométraient les arrivées. Si vous voyiez le Maxus, c'est que l'arrivée du jour est là !
SAIC semble avoir moins d'ambition pour Maxus que pour MG. Un Irlandais a décidé de l'importer, sous la marque "LDV" (tout en gardant le logo Maxus.) Il a même établi une filiale en Grande-Bretagne. Pourtant, en 48h, c'est le seul LDV que j'ai croisé.
J'ai aperçu l'une des MG B assemblées en CKD à Dublin. En revanche, aucune trace des Ford de Cork. Les Rover étaient extrêmement rares (j'imagine que les propriétaires ont profité des primes à la casse.) En Irlande, il y a des Opel à conduite à droite. Les Vauxhall sont des occasions ayant transité par l'Irlande du Nord.

J'ai tout de même fini par trouver un Daihatsu Rocky à immortaliser. Au milieu des années 90, la toute jeune Daihatsu France le présentait comme un rival du Suzuki Vitara... On se souvient surtout du Bertone Freeclimber, importé par André Chardonnet (encore lui...) Des logos Bertone en pagaille, un moulin BMW... C'est sur que tout de suite, il était beaucoup plus looké...

Notez le Land' en arrière plan ; une vision typique des campagnes irlandaises.
Une Subaru Impreza pas très STI. Un aileron, un autocollant et c'est marre ! Les Irlandais sont aussi très friands de Lancer "normales" avec ailerons planche-à-repasser et totocollants ralliart.
A Dublin, j'immortalise enfin une vraie ancienne : une Chevrolet Camaro légèrement customisée, à conduite à gauche.
A quelques mètres de la Chevy, une Mercedes SL (R107.)
Dans l'aéroport, un Citroën Type H joue les food-truck pour une épicerie bio. Visiblement, il ne reste plus grand chose de son flanc gauche. Au moins, Le Bon Marché, lui, n'avais pas touché à son Type H maraicher...

mardi 29 novembre 2016

Mini-essai : Škoda Fabia


Il y a quelques temps, je suis parti en Irlande, deux jours. Le loueur m'a filé les clefs d'une Škoda Fabia. Je ne pensais pas que je ferais couleur local avec ! A peine sorti du parking du loueur, j'ai croisé une Octavia, puis une Fabia, puis un concessionnaire Skoda, puis une autre Fabia... Il y en a partout-partout ! Il ne me manquait que le jogging Umbro (uniforme des plus de 30 ans, hommes et femmes) pour passer pour un Irlandais ! Trêve de plaisanterie, les habitants de l'Eire ont bien compris que "Škoda", ça veut dire "Volkswagen" en Tchèque : même plateforme, mêmes motorisations et parfois, elles sont produites dans les mêmes usines... Mais elles ne sont pas vendues au même prix.

Esthétique
C'est la troisième génération de Fabia. A chaque nouveau modèle, les designers lâchent la bride d'un cran. On est ainsi passé de "banal" à "consensuel". Vivement la Fabia 4 ! Après, en rouge, elle n'est pas trop mal.

Intérieur
Elle est dans la finition Active, d'entrée de gamme. C'est tellement spartiate qu'ils ont viré les inserts en faux alu ! Il y a la clim manuelle, une radio avec port USB et c'est tout ! Le radar de recul n'aurait pas été un luxe, car ce n'est pas facile de trouver ses repères avec un volant du mauvais côté... Du reste, les habitués du groupe VW retrouveront vite leurs petits, avec la planche de bord anthracite. Sans oublier l'assemblage "à l'Allemande". Ce n'est pas joyeux-joeux, mais on a la garantie que dans 5 ans, ça n'aura pas bougé.

Motorisation
C'est le 1,0l MPI 60ch (essence.) Pour la ville, pas de problème. Avec 3,99m en longueur, elle se faufile sans problème. Sur autoroute, malgré la boite 5, le moteur se montre discret à vitesse stabilisée. Néanmoins, lorsque le paysage est un peu vallonné (et l'Irlande, ce n'est pas les Alpes...), la Tchèque s'essouffle. Pourtant, elle n'a que 1,1t à emmener ! Elle revendique 4,7l aux 100km en mixte et effectivement, l'aiguille de la jauge d'essence est relativement immobile.

Bilan
En Irlande, la Fabia Active est à 13 895€. En France, elle n'est qu'à 12 870€. Compte tenu de la dotation en équipement, c'est un peu du charriage. En matière de citadine low-cost, la MG3 proposait davantage de chevaux et d'équipements, avec une robe plus avenante. La Tchèque est néanmoins nettement mieux finie. Et surtout, il est possible d'y mettre des moteurs plus punchies.

samedi 26 novembre 2016

La T-Bird de Kennedy et de la guerre du Vietnam

Une Ford Thunderbird troisième génération (1961-1963), en version coupé. Une authentique "belle Américaine" avec 5,2m de long (alors qu'une Peugeot 403 contemporaine mesure 4,4m) et un choix de bons gros V8 qui glougloutent bien. J'adore les Américaines de cette époque. Quand j'étais petit, je salivais devant celles qui apparaissaient dans Nitro.
Les experts ont tendance à dire que l'époque classique s'arrête à 1965. En effet, la Ford Mustang (mi-1964) est plus compacte et davantage orientée performances. Mais peut-on considérer la compacte Chevrolet Corvair (1959) comme une "belle Américaine" ? Non. Pour moi, les "géantes" ne s'éteignent qu'avec l'ultime Cadillac Eldorado cabriolet de 1976. Ca ne veut pas dire que toutes les Américaines antérieures à 1976 sont des "belles Américaines". Il faut plutôt s'imaginer un entonnoir. 1960 marque la fin des ailerons et l'apparition des compactes. Le faisceau se réduit. En 1965, le "bigger is better" n'est plus la norme. Puis, en 1970, la Ford Pinto marque l'entrée des "sub-compacts". Les voitures de taille XXL sont de moins en moins nombreuses. L'interdiction des cabriolets sans arceau et l'obligation du pot catalytique, qui étranglent les V8, sont le coup de grâce.

Revenons à la Ford Thunderbird. C'est une époque de changement chez les "trois grands". En 1950, les Etats-Unis représentent près de 90% de la production mondiale de voitures. Au début des années 60, l'Europe l'a rattrapé, mais le pays conserve une hégémonie industrielle et culturelle. Les Etats-Unis innovent et les généralistes européens copient ensuite. Les bureaux de design disposent de budgets illimités. Chuck Jordan, N°2 du design de GM, a bien compris le truc. GM lui file gratuitement toutes les voitures qu'il veut. Avec, ils emmènent ses maitresses dans les plus beaux hôtels et les plus beaux restaurants, en n'oubliant pas de demander un reçut. Car GM lui rembourse ses escapades ! Et il a eu plus de femmes que de voitures... Même chez le minuscule American Motors, le fils du patron est payé à ne rien faire. Mitt Romney part ainsi en virée avec son meilleur ami, un designer venu de France, Alain Clénet... En 1945, Washington s'inquiète de la situation de Ford. Il écarte Henry Ford, devenu sénile et y place ses hommes. Henry Ford II, le petit-fils, subit un genre de régence. Il profite du bide d'Edsel, en 1959, pour organiser une révolution de palais et prendre le pouvoir.
Les victimes sont donc les hommes placés par Washington en 1945. Dont le statisticien Robert McNamara. Militant Républicain, McNamara rejoint pourtant l'équipe d'un président démocrate, John Fitzgerald Kennedy. L'ovale bleu a bien conscience que ce jeune président est une vraie star du petit écran. Lorsqu'il arrive au pouvoir, Ford utilise McNamara pour fournir des Thunderbird à la Maison Blanche. La cérémonie d'investiture du président, en 1961, devient ainsi une véritable parade de T-Bird !
McNamara, c'est aussi l'homme de la guerre du Vietnam. Il convainc JFK qu'avec plus d'Hommes et de moyens, le Viet-Cong peut être écrabouillé. Le nombre de soldats passe de 900 à 16 000. De toute façon, les GIs sont souvent des ruraux et des ouvriers devenus réervistes pour que l'armée payent leurs études. Donc on s'en fout. Alors que les incidents sont des plus en plus fréquents, McNamara prédit une victoire pour noël 1963. Pour défendre quoi ? Qui ? Ngo Dinh Diem est un genre de Marcos Vietnamien, avec un petit-frère fan d'expéditions punitives. Sa belle-sœur, madame Nhu, est haïe par le peuple. Les Américains disent que c'est ça ou les communistes, donc mieux vaut "our guy". En novembre 1963, Diem et son frère sont massacrés à la baïonnette. Ils sont remplacés par un junte incompétente et corrompue. Pas de quoi convaincre les Vietnamiens des bienfaits du capitalisme... JFK se fait assassiner exactement 20 jours après Diem. McNamara convainc Lyndon Johnson des vertus du "plus d'Hommes et de moyens". En 1964, les Etats-Unis entrent officiellement en guerre. 3 millions d'Américains se battront aux Vietnam. Des étudiants des beaux quartiers sont enrôlés de force et les protestations commencent. McNamara est viré en 1968. Clark Clifford le remplace à la Défense et il prêche une stabilisation des effectifs. Un an plus tard, Richard Nixon prend les commandes. Sa politique est celle de la "Vietnamisation", autrement dit "démerdez-vous !" Les Américains quittent le Vietnam, mais curieusement, Nixon reste aujourd'hui le président de la guerre du Vietnam, alors que l'on loue le pacifisme de JFK...

vendredi 25 novembre 2016

Hyundai H350, mésaventure Belge


Le segment des utilitaires est un marché très juteux. Dans les années 80-90, les généralistes européens ont revendu leur filiale poids-lourd, ne se gardant que les utilitaires légers. Iveco et Fiat Auto sont deux filiales distinctes du groupe Fiat. Seul Mercedes possède encore une branche camions. Aujourd'hui, les gros vans ont le vent en poupe. Avec le développement du e-commerce et de la livraison à domicile, le marché de la messagerie est à la hausse. Mais dans le même temps, les centre-ville bannissent les poids-lourd. L'autre avantage du van, c'est qu'il se conduit avec un permis B. Il est donc plus facile de trouver des chauffeurs.
Qui plus est, les asiatiques sont historiquement absents de ce secteur. Les Japonais préfèrent les utilitaires kei, mieux adaptés aux rues lilliputiennes. Ensuite, Coréens, Indiens et Chinois ont produit sous licence ces utilitaires, sans trop se poser de questions. Aujourd'hui, il n'est plus question de laisser un pré-carré aux généralistes européens. D'où le Nissan NV200, le Toyota Pro-Ace et le Hyundai H350. Parmi ces trois véhicules, seul le Coréen est complètement inédit. Il est produit en Turquie, chez un assembleur local de porteurs Hyundai. Gag : l'entreprise a débuté avec l'assemblage de J5. Le H350 a donc un lien de parenté avec le vénérable utilitaire Sochalien... Reste qu'en Europe de l'ouest, Hyundai est inexistant dans le VU. Le H1 n'a pas laissé de souvenirs impérissables. Le Benelux sert de marché-test et derrière, la marque compte bien envahir le vieux continent.


Sachant tout cela, j'avais très envie d'aller tester le H350. Quitte à aller jusqu'à Anvers, fief de Hyundai Belux. Il fait beau, le coin est très bucolique, avec de belles maisons en brique, des bosquets et des forêts. Je décide donc de commencer par l'immortaliser sous toutes les coutures. Et c'est en cherchant un coin sympa que d'un seul coup, le levier de vitesse bouge dans le vide. Les câbles qui le relient à la boite de vitesse ont cédé. Je n'y suis pour rien.


A partir de là, Hyundai Belux et moi ne sommes pas d'accord sur la chronologie des évènements. Moi, j'y étais. Eux, non. Alors comment peuvent-ils savoir mieux que moi ce qu'il s'est passé ? Ca m'a déçu parce que je ne suis pas le genre à vouloir "casser du Hyundai". Bon sang de bois, je suis en train d'écrire un livre sur les voitures Coréennes ! S'il y a bien un fan de Hyundai, c'est moi ! Plus sérieusement, je n'aurais pas dit n'importe quoi sans preuve. Parce que ça s'appelle de la calomnie ou de la diffamation et ça peut se finir au tribunal. Même un blog perso comme ici n'est pas à l'abri ! D'ailleurs, une fois, j'ai rencontré un avocat qui faisait uniquement de la défense de bloggeurs ! Vous imaginez le nombre d'affaires pour qu'un avocat puisse vivre de ça ?


Au final, le bilan n'est pas terrible. 700 bornes pour des prunes. Après, il faut relativiser, se dire qu'il y a pire que de tomber en rade près d'Anvers et tourner la page. Dans la vie 'faut pas s'en faire/Moi je n'm'en fais pas/Ces petites misères/seront passagères/Tout ça s'arrangera...

mardi 22 novembre 2016

S[oleil]2000

Les derniers rayons de soleil de l'année. Ce propriétaire de Honda S2000 a raison d'en profiter. D'ailleurs, il n'a même pas remarqué que le feu est passé au vert ou que je suis en train de photographier sa voiture...