mercredi 24 août 2016

Sub' estivale

Une Subaru Impreza WRX, avec le William Saurin modèle collectivité... On l'entend venir de loin !

Ah, ce temps lointain où les voitures de rallye avaient de la gueule... Vous imaginez une pub actuelle ? "Cette semaine, chez votre marchand de journaux, la collection "WRC 2016" avec le N°1, la Polo R de Sébastien Ogier, au prix exceptionnel de 5€" ? Franchement, qui irait l'acheter ? Vous avez déjà vu un gamin avec un poster de Sébastien Ogier dans sa chambre ? Moi non plus.
Franchement, le WRC actuel, c'est du caca. Ogier termine le 1er jour avec 10 minutes d'avance. Quel suspens ! Les voitures ne ressemblent à rien. Sur les réseaux sociaux, vous avez des groupes consacrés à la Lancia Delta HF, à la Lancer Evo, à l'Audi Quattro, etc. Mais sur la Polo ou la i20, keud. Et qui va se passionner pour une C3 ? Vous voyez, l'Impreza ci-dessus, on pense tout de suite au bleu de 555. Martini, c'est la Delta, les Audi étaient jaune et noires sur fond blanc, etc. Vous savez de quelle couleur est la Polo actuellement championne ? Et les pilotes... On en est à regretter Mirko Hirvonen ! Ils ont tous le charisme d'une table basse ! Bon sang, on est en 2016 ! Comment ça se fait qu'ils font 0 event, 0 vidéo sur YouTube, 0 happening... Au moins, ils ne doivent pas coûter très chers ! Après, sportivement, en terme de moyens, Volkswagen, c'est le pendant de Mercedes-AMG en F1. Et ils sont face à Force India, Manor et Haas ! J'espère que Toyota secouera un peu le cocotier. Encore que la Yaris a été présentée au Mondial 2012... Ce n'est pas une boutade ! Et elle arrivera seulement l'an prochain... Ils sont en train de nous refaire le coup du WEC. Je vous parie qu'en 2017, ils n'auront qu'une voiture et que ce n'est qu'en 2019 qu'ils auront deux voitures à temps plein... On est mal barré. Et puis, il y a un règlement à la con. Le rallye, ça tenait sur un principe d'endurance et d'effet couperet. A partir du moment où on a 100km de secteurs chronométrés et qu'en plus, il y a le repêchage... Certes, le temps forfaitaire est mortifère. Mais il y a des points pour chaque journée. C'est logique pour Volkswagen, qui veut ses trois voitures à l'arrivée, mais ça n'a pas de sens pour le spectateur. Imaginez qu'au Mans, on file un temps forfaitaire à ceux qui abandonnent durant le premier quart de la course et qu'on les fasse repartir ! Avant, le rallye, c'était de l'équilibrisme. Armin Schwartz était très rapide, mais il n'a gagné qu'un seul rallye : 99% du temps, il plantait la voiture. Carlos Sainz, lui, n'avait pas la flamboyance d'un Colin McRae, mais il savait ramener la voiture sur le podium. Du coup, pendant 15 ans, il a fini dans le top 5 du championnat ! Maintenant, il n'y a plus de stratégie. Au moins, le WRC a arrêté les épreuves avec trois spectateurs. L'Argentine, la Corse et le Portugal ont réintégré le calendrier. David Richards avait gentiment sabordé les organisateurs qui devenaient un peu exigeants.
Le WRC, ce n'est plus ce que c'était. Le WRX a pris sa place comme championnat pour les gens qui n'aiment pas le circuit. Des stars, un plateau varié, quelques paillettes... Ils ont tout compris ! En sport auto, rien n'est immuable. La course de cote a connu son heure de gloire jusqu'à la fin des années 60. Au début des années 80, le stock-car remplissait Bercy. Les marathons de la route (Tour de France Auto, 1000 Miglia, Targa Florio...) n'existent plus qu'en VHC. Il existe un vrai risque que le WRC ne disparaisse. Ca a faillit arriver vers 2010, lorsque Citroën était l'unique constructeur présent officiellement. Il est encore convalescent. Pour relancer la machine, il faudrait des mesures radicales. Je penche pour l'annulation du Super Rallye et les points pour les six premiers, uniquement le jour d'arrivée. Si on écoute les constructeurs, on finira comme le CRC, avec vingt catégories pour que tout le monde ait une coupe ! Il faut du suspens, de l'injustice. Machin est super-motivé, mais il tape au bout de 100m et son rallye s'arrête le vendredi matin. Ce serait con, mais c'est ça, le glorieuse incertitude du sport...

dimanche 21 août 2016

Une promenade d'août...

J'adore les fins d'après-midi, en août. Il fait bon, les rues sont vides, tout est calme... Vous ne savez plus s'il est 16h ou 20h, si on est dimanche ou lundi...

Cette Chevrolet Corvette C5 lézarde au soleil. C'est le premier modèle qui fut importé en France. C'est également les débuts du Corvette Racing en GT. GM alignait en parallèle une Cadillac LMP1 et une Corvette GT2. La Cadillac a fait long feu (alors que Franck Lagorce comparait l'aventure aux débuts de Matra...) Mais quinze ans plus tard, la 'Vette est toujours là !
Une MG B coupé (à conduite à droite) attend un propriétaire chez un vendeur de voitures d'occasion. MG B+occasion, ça me fait penser au gag de Gaston Lagaffe... D'ailleurs, la MG B coupé en deux existe réellement et dans la vraie vie, elle a cette couleur (alors que dans la BD, elle est blanche.)

A ses côtés, une Alfa Spider. C'est toujours pareil : 1) je croise une youngtimer. 2) Je me dis : "Tiens, on n'en voit plus des X..." 3) Quelques jours plus tard, j'en croise une autre du même modèle. Et donc, quelques jours après l'Alfa Spider rouge...

vendredi 19 août 2016

Spider d'août

Voici une Alfa Romeo Spider. Les puristes parleront de "916", pour le distinguer des autres Spider. On en voit rarement dans la rue. A mon avis, c'est un futur Youngtimer ! Les journaux d'époque sont enthousiastes : bonne motorisation (surtout en V6), bonne tenue de route, ligne Pininfarina... Le hic ? Le réseau. Je le sais bien, car à l'époque, mon père comptait remplacer sa 164 QV par une GTV V6 ou une Fiat Coupé 20V. Avant de faire un chèque, il voulait les voir de ses propres yeux. Après tout, une GTV V6 était facturée 212 000 francs, soit 30 000€ et encore, c'est sans prendre en compte l'inflation... La demande de mon père était légitime. Seulement voilà, les concessionnaires Fiat-Alfa se partageaient une unique GTV de démonstration (une 2,0l turbo, je crois.) Quant à la Fiat Coupé, il n'y en avait carrément pas ! Trois semaines d'affilée, on a tenté de pister cette fameuse GTV, obtenant juste des "la semaine prochaine, elle devrait être à tel endroit..." Et bien sûr, choux blanc. Après trois semaines, mon père a jeté l'éponge. Faut dire que les trois concessionnaires n'étaient guère coopératifs...

Même aujourd'hui, Fiat a tendance à approvisionner d'abord l'Italie. Je suis sûr qu'à la même époque, de l'autre côté des Alpes, il y en avait des GTV et des Coupé de démonstration ! A la sortie de la 500, le réseau français était en larme. Parce qu'en plus, lorsque la demande dépasse l'offre, l'Italie est fournie en premier. Donc non seulement, les clients achetaient une voiture sans la voir, mais en plus, ils étaient livrés quelques mois après... De quoi faire le bonheur des mandataires et autres importateurs parallèles, qui margeaient au passage... Et les larmes, ce n'est pas une image ! J'ai vraiment vu un responsable de Fiat France fondre en larmes parce que l'Italie le livrait très en retard ! L'excuse officielle de Fiat, c'est que l'Italie représente son premier marché. Et de loin. Mais c'est sûr qu'avec ce fonctionnement, les démarrages vont être toujours laborieux à l'étranger...

Le réseau, c'est important. Aujourd'hui, on n'a plus de grandes disparités d'un modèle à l'autre. L'un des critères de choix, c'est le réseau. Les constructeurs ne veulent plus des garages du coin de la rue, avec un show-room juste assez grand pour accueillir deux voitures et la déco refaite tous les 10 ans... Ils veulent des cathédrales de verre, des endroits qui mettent en valeur l'ensemble de leur gamme (d'autant plus que les gammes se sont élargies.) Pour amortir, il faut regrouper plusieurs points et s'installer en grande couronne (pour un coût du foncier moindre.) Par chez moi, j'ai vu beaucoup de concessionnaires fermer. Problème : dans un rayon de 10km, je n'ai plus de Ford, d'Opel, de Toyota ou de Hyundai ! C'est évident que quelqu'un qui passe tous les jours devant un concessionnaire, il va remarquer les nouveautés. Il va se dire : "Je vais acheter une X, comme ça, pour l'entretien, je la dépose en rentrant." A contrario, il faut vraiment être un fan pour acheter une voiture chez un concessionnaire au fin fond d'une ZI ! Comme ça, le jour où vous la déposez après le boulot, à vous la marche à pied dans un endroit sans transport en commun, où il n'y a plus un chat après 18h...

mercredi 17 août 2016

Gazon bénit

Ce qu'il y a de magique, en Ile de France, c'est que même en août, il y a des embouteillages aux heures de pointes !

Tandis que je maudis Anne Hidalgo et Valérie Pecresse, je vois passer cette étrange Volvo 850. Elle est couverte de panneaux de gazons synthétique et surmontée d'éléphants en plastique. Le tout avec un autocollant "Monte-Carlo or burst" sur le hayon. A bord, trois jeunes Anglais. Vu qu'ils sont sur un axe Sud-nord, j'imagine qu'ils reviennent de la Principauté. Ils ont du y faire sensation avec leur Suédoise ! Au moins, ça fera trois mecs qui auront des histoires à raconter, tandis que leurs camarades attrapent des coups de soleil sur la Costa del Sol...

mardi 16 août 2016

Dépanneuse à dépanner

Un Saviem SG2, qui bosse encore comme dépanneuse. Il aurait besoin d'un coup de jeune... N'empêche, avec les nouvelles mesures parisiennes, il ne peut plus entrer dans Paris ! "Allo, Machinchose dépannage, je suis en panne. - D'accord. A quel endroit ? - Rue de Rivoli. - Ah, nous sommes désolé, nous ne pouvons intervenir là... - Pardon ? - Est-ce que vous pourriez pousser votre voiture à l'extérieur de Paris ? - Quoi ? C'est un Touareg ! - Alors, désolé. - Mais on est en août et vous êtes le seul qui avez décroché..."

J'aime bien les formes rondouillardes du SG2. Même si, avec sa calandre en plastique noir, on dirait une actrice qui s'est faite une injection de collagène dans les lèvres. Justement, l'autre jour, j'ai vu Nicole Kidman dans Genius... Elle est tellement liftée qu'elle ne peut plus bouger un sourcil ! Pour en revenir aux utilitaires, vous savez de quand datent les premières campagnes marketing pour VU ? Perdu : ça remonte aux années 90. Jusque là, on pensait que les outils commerciaux et marketing ne s'appliquaient qu'à la vente aux particuliers. A la limite, on savait vendre des biens qui seraient destinés aux particuliers : "Monsieur Carrefour, filez-nous des mètre-linéaires pour notre nouveau yaourt ! On fait une maxi-campagne de pub et vos clients vont l'adorer !" Mais impossible de vendre un objet à l'usage exclusif des professionnels, comme un utilitaire. En général, c'était de facto le livreur qui se chargeait de remplir le carnet de commandes. Ce n'est que dans les années 90 que l'on voit apparaitre le technico-commercial, un commercial spécialisé dans la vente aux professionnels. Et en face, dans la foulée, on voit émerger l'acheteur technique. Avec en toile de fond, le marketing pour professionnels. Quelqu'un qui sait ce qu'il veut (et à quel prix) face à quelqu'un qui sait lui proposer le produit qui correspond à son besoin. Ca semble tellement évident, aujourd'hui !

lundi 15 août 2016

2cv et électronique

Une Citroën 2cv, alias deuche, deudeuche, deux-pattes, baby... Je trouve que les plus belles 2cv sont celles qui ont l'air de rouler tous les jours, avec des éléments cabossés. Avec un point de bonus si une aile ou une porte est d'une autre couleur ! Quand j'étais petit, beaucoup de 2cv avaient pas mal roulé. C'était alors une voiture de babas, de femmes ou de ruraux. Bien sûr, cette voiture me fait repenser à mes trois jours en 2cv, dans le sud-ouest.

Il y a une photo qui tourne pas mal sur internet où on voit une 2cv avec inscrit dessus : "Pas d'ABS, pas d'airbags, pas d'emmerdes." Maintenant, on nous met des de l'électronique partout. Car l'effet pervers, c'est que les gens font moins attention. Comme le gars qui s'est tué en Tesla : il roulait trop vite. Demain, des gens rouleront bourrés. Ils auront juste la lucidité de mettre le mode "autonome" et après, s'ils finissent dans un talus, ils accuseront l'électronique. Ce qui me fait rire, aussi, ce sont les soi-disants pilotes, qui ne savent pas vivre sans un launch control ou un ESP. C'est comme de dire : "Je suis un as des cascades à vélo... Mais je sais rouler uniquement avec les stabilisateurs !" L'essai de l'AMG GT S, c'était génial. Mais le souci, c'est que l'électronique corrigeait tout. Vous pouviez freiner trop tard, surbraquer et réaccélerer trop tôt, pas de problème : l'électronique vous remettait d'équerre et vous aviez alors de belles trajectoires. Avec ça, n'importe qui peut se prendre pour Lewis Hamilton ! L'autre jour, je voulais rédiger un article satyrique : "A quand un "drift mode" ?" J'avais réfléchi au texte, à où trouver des images, etc. Et quand j'allume mon ordi, je découvre qu'il y a réellement un drift mode sur la Focus RS ! Vous appuyez sur un bouton et vous pouvez vous prendre pour Ken Block ! Mon article satyrique aurait été en-deçà de la réalité...

samedi 13 août 2016

L'ami(e) de l'A86

Non, ce n'est pas un autre caisse que c'est. Cette carcasse-ci, je n'ai aucun de mal à l'identifier : une Citroën Ami 6.

Je me demande bien ce que son propriétaire compte en faire. La restaurer ? Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas complète... S'en servir comme banque d'organe ? Il n'y a pas grand chose à prélever. La dernière possibilité, c'est un sablage de la caisse. La toute première étape (après le démontage) pour une restauration complète... L'Ami 6, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais je suis toujours admiratif de ceux qui donnent une deuxième vie aux voitures. Alors, chapeau !

Une voiture française, c'est une transition bancale vers Estéban Ocon. Ainsi, on va avoir de nouveau deux Français en F1. Ocon, j'en parle depuis la F3, en 2014. Il a un sacré coup de volant. Le problème des Français, c'est qu'ils considèrent la F1 comme un but en soi. Sauf que le but ultime, ce n'est pas d'être présent en F1, mais de marquer la F1. Arriver, ce n'est qu'une étape. Ensuite, c'est la jungle. Regardez Michael Schumacher, Kimi Raikkonen, Fernando Alonso, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton... Ils ont arrivé en effectuant un feu d'artifice. Battre un équipier plus capé que soi ; réaliser l'impossible au volant d'une voiture inférieure... En F3 et en GP3, Ocon a d'emblée été aux avant-poste. En F3, il a ridiculisé Antonio Fuoco, le golden-boy de Ferrari. En GP3, malgré une voiture vierge de tout sponsor, il a enrhumé Jann Mardeborough, le protégé de la Gran Turismo Academy. Maintenant, Estéban, si tu me lis, il faut mouiller la chemise ! A Spa (théâtre des débuts d'un certain Michael S...), tu colles 0,5" à Pascal Wehrlein. Ensuite, tu ramènes un point. Et un vrai point, pas un point parce que la moitié du peloton a abandonné ! Si tu fais ça, le soir même, le contrat de Rosberg passe à la broyeuse et t'as un baquet Mercedes pour 2017 ! C'est compliqué ? Mais tout est compliqué ! C'est justement en réussissant l'impossible qu'un pilote se fait remarquer. Parce que derrière, il y a une demi-douzaine de pilotes prêts à piloter la Manor. Ce n'est pas en faisant trois tête-à-queue, comme Franck Montagny, qu'on se rend indispensable...