jeudi 12 janvier 2017

Mini-mimixe


Ca y est, j'ai enfin une Mazda MX-5 NA ! Bon, elle est au 1/87e... La plupart des constructeurs posent des réduction au 1/43e (et souvent, au 1/18e) de la plupart de leurs modèles. C'est perçu non-seulement comme un moyen de se rapprocher de la clientèle, mais aussi comme une source de revenue pour les concessionnaires. Mais pas Mazda. La gamme actuelle est reproduite et c'est (presque) tout. Les amateurs de maquette trouveront leur bonheur chez Tamiya et Fujimi. Mais côté MX-5 NA en modèle réduit, vous avez juste celle en photo (d'où mon achat.)
Compte tenu de la popularité de la première génération, il y a de l'argent à se faire ! Pourquoi est-ce qu'aucun fabricant ne saute le pas ? Mazda exige des royalties délirantes ? Il y a une dispute sur la propriété intellectuelle du dessin ? Une boite a obtenu une exclusivité sur 99 ans et elle n'a rien fait ensuite ? Si j'avais un peu de sous, je créerais ma boite. Je lancerai une MX-5 NA au 1/43e, en version conduite à droite, conduite à gauche, je reproduirais toutes les séries limitées, je ferai un pack "Chicago 1989" avec des reproductions des trois voitures exposées, sans oublier la Nopro à moteur rotatif... Je ferais aussi une MX-5 NA au 1/18e, puis je reproduirai d'autres Mazda au 1/43e. Je suis sûr qu'il y aurait beaucoup d'acheteurs pour la RX-7 de Dieudonné-Walkinshaw ou un pack "Bioman 2" avec la 757 du pilote, une RX-7 et la 323 groupe A du dernier épisode... Sans oublier un pack avec les quatre générations de MX-5...


Pour financer ça, il faudrait que j'en vende, des livres. Ce n'est pas possible d'aller voir une banque en lui disant : "Bonjour, je voudrais un prêt afin de fabriquer des modèles réduits..."

dimanche 8 janvier 2017

Du côté de la Bastille

J'ai un peu de retard dans mes photos... Là, on arrive le 24, alors que je terminais mon shopping de noël. Dans la rue, une Fiat 500 (L ?) orange avec deux bandes noires.
Dans les albums de Franck Margerin, la Bastille, c'était La Mecque des motards parisiens. Le quartier avait une odeur de souffre avec ses blousons noirs, ses voleurs et ses rodéos sauvages. On venait jouer à L'équipée sauvage ou à Easy Rider. A mon avis, il forçait pas mal le trait. De toute façon, ça fait longtemps que les marlous ont été viré. Les boutiques de motos sont toujours là, mais c'est davantage une ambiance "Zadig & Voltaire". Je suis rentré chez ce vendeur de BMW juste pour immortaliser cette moto. Elle m'intriguait, avec ses numéros de course.

vendredi 6 janvier 2017

Tribeca


Une Subaru B9 Tribeca. Encore un vilain petit canard ! Entre autres particularités, il était produit aux Etats-Unis et n'a jamais été vendu au Japon. Subaru voulait surfer sur la mode des SUV. Au passage, ils ont tenté de s'offrir une identité visuelle propre, comme les autres. D'où cette calandre maladroite. Il a été relifté, mais sauf erreur, la version reliftée n'a pas été vendue dans l'hexagone. Le Tribeca était déjà carbonisé.



A part ça, côté sport auto, c'est très calme. Pourtant, seul l'Indycar est à peu près au complet. Ferrari a sa Drivers Academy au complet. Honda et Red Bull feront des annonces plus tard. Mais il y a encore beaucoup de baquets de libres... La semaine prochaine, à l'Autosport Show, il devrait y avoir des annonces en BTCC, British F4 et British F3. J'espère que Ricky Collard pourra poursuivre en monoplace. J'ai l'impression que les hivers sont toujours plus longs pour les formules de promotion. En F1, ça fait deux mois que Valtteri Bottas doit "bientôt signer" chez Mercedes. Faut croire qu'il n'y a rien d'évident. Mais en casant Esteban Ocon et Pascal Wehrlein, Mercedes n'a plus de joker. A moins que Fernando Alonso... L'Espagnol se rend compte qu'il n'est plus incontournable. S'il n'est pas pris, il commencera à songer à la retraite...
L'actualité, en ce moment, c'est le CES de Las Vegas. Cette année, les constructeurs se pressent sur ce salon de l'électronique. Ils veulent atteindre les gens qui ne lisent pas la presse auto et ne vont pas dans les salons de l'auto. D'où leur présence au CES, mais aussi au Comicon. Néanmoins, avoir un stand, ça ne doit pas être un but en soit. Et comme d'habitude, les constructeurs n'ont rien à dire. Un proto déjà vu, un discours complètement creux sur les nouvelles formes de mobilité et c'est marre ! Et ça se prend pour Steve Jobs... En tout cas, le salon de Detroit, tout le monde s'en bat l’œil. C'est dimanche, mais à part GAC, personne n'a rédigé le moindre communiqué. En terme de buzz, on est au niveau du Mondial de Paris...

mercredi 4 janvier 2017

Partez à l'aventure en Ssangyong Musso !


Des Ssangyong Musso, on n'en voit pas beaucoup. Il faut dire que comme nombre de production du Coréen, celui-ci avait un physique... Euh... Particulier. Celui-ci est passé très vite et j'ai juste eu le temps de prendre ce cliché. Visiblement, il est arrivé de Corée par la route. Ce n'est pas le premier véhicule venu comme cela d'Extrême-Orient. A n'en pas douter, c'est un sacré périple ! Mais si ce n'est plus l'aventure comme au temps de la Croisière Jaune ou même du Paris-Kaboul (si, si, ça a existé.) J'ai pu le constater au Taklimakan Rally : même au bout du monde, dans la moindre ville d'importance, vous trouverez toujours un hôtel trois étoiles. L'aventure, oui, l'exotisme, oui, mais avec tout le confort ! Récemment, j'ai vu un communiqué sur un raid en anciennes à travers le Vietnam. Il ne me reste plus qu'à me trouver une ancienne...


L'actualité du jour, c'est les propos de Jean-Christophe Lagarde sur l'usine PSA d'Aulnay sous Bois. Elle aurait fermé car le mode de vie "musulman" y grevait la productivité. J'ai voulu en savoir un peu plus, un peu par curiosité et un peu pour voir s'il y avait matière à faire un article... Ah ça, en matière de champs de mines, il n'y a pas mieux ! J'ai regardé les archives de Libé (parce qu'on ne peut pas les taxer de racisme.) En 1982-1983, les usines PSA d'Aulnay et de Poissy sont en grèves. On est juste après la crise des otages en Iran (1979-1981.) Pour la direction de PSA et certains ministres (on est sous Mitterrand), le moindre gréviste un peu basané est un agent de Téhéran. Libé y voit du racisme à peine déguisé. Pourtant, les grévistes obtiennent des salles de prières. Mais en 1985, dans le film Tranche de Vie, Gérard Jugnot joue un ouvrier de Talbot forcé de se convertir à l'islam (ce qui est évoqué sur le ton de la boutade.) En 2009, le journal enquête sur la pratique de l'islam. Sandwichs hallal dans le distributeur, ouvrières voilées et pauses pour la prière sont le quotidien de PSA à Aulnay.
Donc, il y avait beaucoup de personnes de confession musulmanes à PSA Aulnay. Mais ça ne dit pas en quoi cela empêche de produire. Sinon, pourquoi Renault aurait des usines au Maroc et en Algérie ? Pourquoi est-ce que Volkswagen et Renault Trucks sont en train de construire des sites en Algérie ? Quant à l'Indonésie, premier pays musulman au monde, il connait une industrie automobile en plein croissance ! Jean-Christophe Lagarde ferait bien d'expliciter sa pensée. En attendant, non, ça ne fait pas un article. Sauf à vouloir créer un aspirateur à trolls...

lundi 2 janvier 2017

Coxster

Une Porsche 718 Boxster. Cet été, Esso avait organisé un jeu concours où l'on pouvait en gagner une. Surtout, il a fait une pub radio idiote où la voix disait au moins 4 fois "Porsche 718 Boxster". Cette pub, je l'ai entendue des dizaines de fois lorsque je suis descendu à Clermont-Ferrand... Franchement, mis à part les employés de Porsche, qui parle de "718 Boxster/718 Cayman" ? A la limite, si vous voulez jouer votre intéressant, il faut dire "981 Boxster/981 Cayman". "718", c'est un truc de marketing, pour la rattacher à l'ultime évolution de la 550. J'ai d'ailleurs croisé une vraie Porsche 718, il y a quelques années...
Dans le temps, le constructeur de Weissach mettait un point d'honneur à ce que chaque modèle ait un dérivé sportif. Même la 968 a tenté de se qualifier aux 24 heures du Mans. Il en allait de sa légitimité. Puis le marketing a découvert que la légitimité, ça n'intéresse que les youtubers, forumers et ce que nos voisins Anglais appellent "l'anorak army". Ils sont bien gentils, mais de toute façon, ce ne sont pas eux qui signent les bons de commande ! La 911 est déjà prisée par tous les gentlemen-drivers et toutes les écoles de pilotage du monde. Pourquoi s'enquiquiner à vouloir transformer la Boxster/Cayman en voiture de course ?

samedi 31 décembre 2016

Calendrier Audi

Pour le dernier post de 2016, voici un calendrier 2017. C'est logique, non ? J'utilise rarement les calendriers. Au pire, je consulte l'agenda de mon ordi ou de mon portable. Néanmoins, quand j'ai vu ce calendrier Audi, je me suis dit : es muß sein ! Ne serait-ce que pour l'Audi 50 en couverture. Combien y-a-t-il d'Audi 50 qui roulent encore ? Ce que j'en ai vu de plus proche, c'était une Polo 1ère génération.
Une Audi 100 au pied du fameux "pont des espions".

Audi, c'est une marque récente. En tant que constructeur, il est apparu au 1er janvier 1969, avec la création d'Audi-NSU. Néanmoins, depuis 1965, les F102 portait un badge Audi. Volkswagen ne voulait plus de DKW et du coup, elles étaient des voitures sans marque. BMW n'a donc rien inventé avec ses [ensemble vide] Montego ! On l'oublie fréquemment, mais c'est la seule marque ressuscitée qui a pu repartir sur la durée.
52 ans ou 48 ans, ça n'est plus très "récent". Sauf qu'Audi n'a franchit le Rhin que dans les années 70. Certes, ensuite, il y eu la Quattro Sport et le rallye. Pour autant, la marque n'était pas encore un acteur majeur du premium. Le "troisième homme", auprès de BMW et Mercedes, c'était Jaguar ! La gamme se limitait aux 80, 100 et leurs dérivés respectifs. La marque n'avait que deux sites : son fief historique d'Ingolstadt et l'ex-usine NSU de Neckarsulm. Quant à Changchun, en Chine, on y jouait surtout de la clef allen. D'ailleurs, il appartenait à Hong Qi. Les ventes Outre-atlantique étaient confidentielles, suite à une affaire d'accélération impromptue plus ou moins bidonnée. Enfin, il faut se rappeler qu'en France, elles étaient diffusées dans le réseau Volkswagen (ou plutôt le réseau "Volkswagen-Audi".) De quoi leur donner une image de "popu-luxueuse", comme les Talbot...
Une Audi V8L devant le Reichstag. Les Allemands préfèrent le terme "Bundestag", mais ça ne les gène pas d'appeler la France, "Frankreich". Donc je dis Reichstag, na !

Le tournant d'Audi, ce fut les années 90. Volkswagen ouvrit les vannes en grand : extension de la gamme, nouvelles motorisations, construction d'usines, mise en valeur du passé (avec les Auto-Union de Grand Prix) et bien sûr, le programme en endurance. Chez PSA, on se moquait de la manière dont Volkswagen jetait l'argent par les fenêtres. De comment il s'accrochait à des marchés comme la Chine ou les USA, où il ne vendait rien. Mais les efforts ont payé, au propre, comme au figuré. Aujourd'hui, la firme aux anneaux est l'égale de BMW ou Mercedes. Si vous débarquez chez votre beau-frère avec l'une des trois, il sera jaloux !
La conséquence, c'est que sur l'Audi pré-A8, il n'y a pas énormément de choses à dire ou à montrer. D'où l'originalité de ce calendrier.
Une NSU Ro80 devant le Palast der Republik, où Tangerine Dream est devenu le premier groupe d'Allemand de l'ouest à jouer en RDA. Le concert fut immortalisé dans l'album Pergamon. Accessoirement, c'était le parlement de Berlin-est.
Les photos ont été prises à Berlin. A leur place, moi, j'aurais photographié une Audi RS2 en pleine accélération sur l'autoroute qui accueillait autrefois l'Avus...

Aujourd'hui, beaucoup voudrait rééditer le succès d'Audi dans le premium. Entre temps, le trio germanique a parcouru du chemin et ça sera plus dur de les rattraper. Jaguar-Land Rover y va en courant. Maserati, qui part de plus loin, marche vite. Quant aux autres (Cadillac, Genesis, Lexus, Lincoln...), ils avancent à un train de sénateur.

vendredi 30 décembre 2016

Dé-ou

Une Daewoo Nexia. On n'en voit plus beaucoup sur nos routes...

Parmi les histoires que j'évoquerais dans mon futur livre sur l'automobile Coréenne, il y aura la grandeur et la décadence de l'empire Daewoo. Si vous voulez créer une entreprise performante, il faut savoir prendre des risques. L'autre jour, j'ai évoqué Jaguar. Je suis sûr qu'au salon de Londres 1948, des experts ont pouffé de rire en voyant la XK120. "Produire en série une voiture de sport déjà carrossée ? A ce niveau de gamme, la clientèle veut de l'exclusif ! A la limite, un constructeur peut proposer une demi-douzaine de châssis carrossés, comme Bugatti avec l'Atlantic. Ou quelques dizaines, comme les Mercedes 500k et 540k. Mais ja-mais un client ne voudra d'un roadster produit à des centaines, voir à des milliers d'exemplaires !", "La carrosserie et la mécanique sont deux métiers distincts ! A vouloir être polyvalent, Jaguar va se planter sur les deux tableaux !" Ah ça, il y a toujours des gens pour vous démontrer par A+B qui votre idée ne marchera jamais. Quelle est la différence entre un génie visionnaire et un fou ? C'est tout simplement que le premier a réussi, alors que tout les deux avaient 1000 raisons d'échouer.
Kim Woo-Joong n'est pas passé loin du génie. Avec Daewoo, il a bâti tout seul un chaebol, un conglomérat ultra-diversifié. Il est venu à l'automobile parce qu'il y avait de l'argent à se faire. Il a racheté Saehan, qui était né sur les cendres de GM Korea. Grâce au partenariat avec GM, il a pu piocher dans les banques d'organes d'Opel, de Suzuki et d'Isuzu. Le plus fort, c'était la Le Mans, une Kadett produite en Corée et vendue aux Etats-Unis avec un badge Pontiac ! En 1992, GM lâcha Daewoo. En conséquence, la marque pouvait partir à la conquête du monde. La Nexia n'était qu'une Le Mans rebadgée. Elle était techniquement obsolète et sa finition "made in Korea" n'était guère rassurante. L'argument choc, c'était un prix cassé. Dans l'électroménager, la micro-informatique et la hifi, Daewoo, c'était déjà le roi du low-cost. En dessous d'un certain prix, le consommateur n'est pas très regardant. A la même époque, l'URSS et ses satellites s'effondrait. Des dizaines de constructeurs automobiles étaient privatisés à la hussarde. En les reprenant, Daewoo se posait en sauveur et les gouvernements n'hésitaient pas à lui faire un chèque. Kim était désormais à la tête de la deuxième entreprise de Corée, derrière Hyundai, mais devant LG et Samsung. Pour se consolider dans la hifi, il voulait racheter Thomson pour un franc symbolique. Dans l'auto, il était le dixième constructeur mondial, alors qu'il venait de nul part. Le talon d'Achille, c'était l'endettement. Il se finançait via la bourse et via des crédits pour racheter ou créer de nouvelles entreprises. Et pour afficher un beau bilan, les dettes étaient placées dans des filiales off-shore. Accessoirement, Kim est un ancien d'une des plus prestigieuses universités de la péninsule ; d'où des liens étroits avec la politique. Lorsque la Corée du Sud est frappée par une crise économique, Daewoo fait d'abord figure de bon élève. Contrairement aux autres, il exportait massivement et il était donc moins dépendant des marchés intérieurs. Il a même pu racheter Ssangyong au sidérurgiste éponyme, en 1998. Dans le low-cost, les profits sont faibles et il faut davantage de volume pour récupérer sa mise. Avec la crise, les volumes baissaient et Daewoo perdait de l'argent, alors qu'il était déjà surendetté. En 1999, un an après le rachat de Ssangyong, le chaebol faisait faillite. Kim, accusé de faillite frauduleuse, d'emprunts illégaux et d'évasion fiscale, s'enfuyait au Vietnam. En France, il y eu l'épisode de la fermeture d'une usine de micro-ondes, dans un climat très tendu. A l'issue d'une grève interminable, le site fut incendié (par des syndicalistes ?) GM était intéressé par la branche auto, mais c'était un méli-mélo de filiales et de sociétés imbriquées les unes dans les autres. Ce n'est qu'en 2001 que Daewoo Motor pu être détaché du conglomérat mourant. GM fit son marché. Certaines usines hors de Corée étaient jugées "pas assez rentables" ou "trop syndiquées" et elles furent mises de côté. En Roumanie, en Pologne, en Ukraine et en Egypte, elles poursuivirent en solo. Aujourd'hui, en Ouzbékistan, Daewoo existe toujours... Mais uniquement à l'export, en Russie (pour ne pas être confondu avec les Chevrolet vendues sur place.)